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Appel d'offres « neutre » : la 5e et dernière session se clôt sur une forte affluence attendue

La cinquième période de l'appel d'offres PPE2 « technologie neutre », ouverte au photovoltaïque au sol, à l'éolien terrestre et à l'hydroélectricité, s'est close le 16 octobre 2026. Elle devrait être largement sursouscrite, comme la précédente, qui avait réuni 223 offres pour 2,37 GW face à 500 MW appelés. Ce dispositif, qui met en concurrence directe les filières sur le prix et le bilan carbone, arrive au terme de ses cinq sessions prévues. Les résultats de la CRE diront si la tendance des prix, autour de 74 €/MWh lors de la 4e période, se confirme.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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green grass field near road during daytime
PolitiquePhoto d'illustration : Nuno Marques /Unsplash

Le guichet de dépôt de la cinquième période de l'appel d'offres « neutre » de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE2) s'est refermé le vendredi 16 octobre 2026, après une fenêtre ouverte du 5 au 16 octobre. Instruit par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), ce dispositif doit attribuer 2,5 GW au total, répartis en cinq sessions de 500 MW chacune. La cinquième est donc la dernière du calendrier initial.

Un dispositif où les filières se font concurrence

Particularité du « neutre » : il ne réserve pas de volume à une technologie. Le photovoltaïque au sol, l'éolien terrestre et l'hydroélectricité concourent dans la même enveloppe, et ce sont les scores qui décident. Pour le photovoltaïque, la notation pèse le prix pour 70 points, l'impact carbone pour 16 points, la pertinence environnementale pour 9 points, auxquels s'ajoutent des points pour la gouvernance partagée (5 points) ou le financement collectif (2 points), non cumulables.

Les candidats doivent aussi justifier d'une autorisation d'urbanisme en cours de validité et d'une empreinte carbone simplifiée des modules inférieure à 740 kg CO2 par kWc. Le certificat d'éligibilité doit être demandé au plus tard quatre mois avant la date limite de dépôt. Les lauréats disposent de trois mois pour demander leur raccordement et de 30 mois pour achever leur installation.

Des sessions systématiquement très disputées

La quatrième période, close le 10 octobre 2025, donne la mesure de l'intérêt des développeurs. Selon le rapport de la CRE, 223 offres distinctes ont été déposées pour une puissance cumulée de 2 367 MW : 194 projets photovoltaïques au sol (1 840 MWc) et 29 projets éoliens terrestres (527 MW). Aucune offre hydroélectrique n'a été reçue. La CRE a classé les dossiers par score jusqu'à atteindre les 500 MW appelés, en appliquant un plafond de 250 MWc pour certaines catégories de projets photovoltaïques, comme l'agrivoltaïsme ou les terrains délaissés.

D'après les données compilées par photovoltaique.info, cette quatrième période a désigné 36 lauréats pour 507,7 MWc, à un prix moyen pondéré de 74,13 €/MWh. Les périodes précédentes affichaient 73,5 €/MWh (première période, avec une part importante d'éolien), 84,80 €/MWh (deuxième) et 80,30 €/MWh (troisième). Les prix se sont donc nettement détendus depuis 2023, ce qui est cohérent avec une concurrence croissante des projets solaires.

Ce qu'il faut surveiller ensuite

Les résultats de la cinquième période n'ont pas encore été publiés. Les sessions précédentes ont été annoncées par la CRE environ deux mois après la clôture, à la mi-décembre pour la première et la quatrième. Si la tendance se confirme, le seuil de prix et la part respective du solaire et de l'éolien seront les premiers indicateurs à lire.

La question de l'après reste ouverte. Le cahier des charges prévoit cinq périodes, et la presse spécialisée s'interroge sur la forme que prendra le soutien aux renouvelables une fois ce cycle achevé, d'où l'image de « dernière station avant l'autoroute » employée par GreenUnivers. Aucune décision publique sur un successeur direct n'est confirmée à ce stade dans les sources consultées.

Pour les développeurs, le signal est double : la demande de capacité reste très supérieure à l'offre de soutien, et le critère carbone sur les modules continue de peser dans les choix de fournisseurs. Pour le système électrique français, l'enjeu est d'obtenir des centaines de mégawatts supplémentaires à un coût de soutien en baisse.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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