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BYD dépasse 300 000 voitures 100 % électriques vendues en un mois : ce que le record change pour l'Europe

En octobre 2026, BYD a écoulé 305 743 voitures 100 % électriques, un premier au-delà des 300 000 unités mensuelles pour le constructeur chinois. Les ventes à l'export ont plus que doublé sur un an, alors que le marché chinois recule. Pour les lecteurs européens, ce basculement compte : BYD s'impose peu à peu sur le Vieux Continent, où il talonne désormais Ford en immatriculations cumulées.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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ÉnergiePhoto d'illustration : ChargeX /Unsplash

BYD vient de franchir un seuil que aucun constructeur chinois n'avait atteint avec des modèles exclusivement à batterie. Selon les chiffres mensuels rapportés début novembre 2026, le groupe a livré 305 743 voitures 100 % électriques en octobre, en hausse de 37,4 % sur un an. C'est le troisième record mensuel consécutif pour ce segment, et la première fois que la barre des 300 000 est dépassée en un seul mois.

Au total, toutes motorisations confondues, BYD affiche 490 168 véhicules vendus en octobre, soit 11 % de plus qu'un an plus tôt. La différence tient aux hybrides rechargeables : 177 382 unités, en recul de 17,2 %. Le constructeur poursuit donc un basculement net de son mix vers le tout-électrique, dont la part dans les ventes de voitures particulières dépasse désormais 63 %, contre environ 51 % un an auparavant, d'après Bevolt.

Un moteur de croissance qui vient de l'export

Le détail géographique explique en grande partie ce record. Les ventes à l'étranger ont atteint 170 194 véhicules en octobre, soit près de 103 % de plus qu'un an plus tôt, et représentent près de 35 % de l'activité mensuelle. À l'inverse, les ventes sur le marché chinois ont reculé de 10,6 %, dans un contexte de concurrence très vive entre marques locales.

Cette tendance s'inscrit dans la durée. Sur les neuf premiers mois de 2026, les ventes à l'international cumulées de BYD s'élevaient à 1 342 960 unités, tandis que les ventes domestiques ressortaient à 1 788 616 unités, en baisse de plus de 30 %, selon les données compilées par CnEVPost. Le groupe a par ailleurs fixé un objectif de 2,5 millions de ventes à l'étranger en 2027, contre environ 2 millions attendus en 2026.

Pourquoi ce chiffre concerne le marché européen

L'Europe fait partie des terrains où cette montée en puissance est la plus visible. D'après les données de l'ACEA relayées par AM Online, BYD a immatriculé 283 997 voitures entre janvier et septembre 2026 dans l'UE, au Royaume-Uni et dans les pays de l'AELE, soit 134,6 % de plus qu'un an plus tôt. Cela le place juste derrière Ford, qui totalise 277 269 immatriculations sur la période, et même légèrement devant selon ce comparatif. Sa part de marché cumulée passe ainsi de 1,2 % en 2025 à 2,7 % en 2026.

Bevolt ne donne pas de chiffres européens pour octobre : il serait donc prématuré de rattacher directement le record du mois à l'Europe. Mais l'accélération de l'export, combinée à un marché chinois sous pression, laisse penser que le Vieux Continent restera une priorité commerciale pour le constructeur.

Des difficultés qui persistent

Le tableau n'est pas sans nuances. Depuis janvier, BYD a vendu 3,62 millions de véhicules électriques et hybrides rechargeables, soit 2,2 % de moins que sur la même période de 2025. Le recul du marché domestique, premier débouché historique du groupe, n'est donc pas encore compensé sur l'année par la progression de l'international et du tout-électrique.

Reste à voir comment les constructeurs européens répondront, entre montée en gamme de leurs modèles électriques abordables et évolution des règles commerciales sur les véhicules importés. Pour les automobilistes, l'effet le plus tangible pourrait se jouer sur l'offre : davantage de modèles électriques, à des niveaux de prix variés, dans une période où l'électrification du parc reste un levier central de décarbonation des transports.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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