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Carburants chers : les Français roulent moins, mais l'électrique s'impose d'abord sur le marché du neuf

Face à la hausse des prix à la pompe, une enquête du comparateur DiscoverCars indique que les automobilistes français comparent les stations, évitent les trajets superflus et utilisent moins leur voiture, sans pour autant envisager un changement de véhicule : 57 % des sondés français écartent pour l'instant l'hybride ou l'électrique. Le résultat contraste avec le marché, où l'électrique a atteint environ 41,6 % des immatriculations neuves en septembre 2026. L'écart s'explique en partie par un échantillon non représentatif, mais il rappelle que le prix du carburant seul ne déclenche pas l'achat.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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a gas pump is connected to a car at a gas station
ÉnergiePhoto d'illustration : engin akyurt /Unsplash

La flambée des prix de l'essence et du gazole change les gestes quotidiens des automobilistes français bien avant de modifier leur choix de véhicule. C'est ce que suggère une enquête du comparateur de location DiscoverCars, publiée en octobre 2026 et relayée par Automobile Propre : 31 % des conducteurs français s'estiment fortement touchés par la hausse des prix, contre 21 % au niveau international.

Des gestes d'économie avant tout

Les réponses des Français décrivent une adaptation par la sobriété. Environ 48 % comparent les prix des stations-service pour trouver le litre le moins cher, 47 % évitent les trajets jugés inutiles, 38 % utilisent moins souvent leur voiture et 25 % marchent davantage pour les petits déplacements. Seuls 21 % déclarent n'avoir rien changé à leurs habitudes.

Ces comportements vont dans le sens d'une baisse de la consommation de carburant, mais ils relèvent surtout de l'optimisation. Ils ne remettent pas en cause la possession d'un véhicule thermique, qui reste le point de départ de la plupart des ménages interrogés.

Un changement de véhicule qui reste hors de portée pour beaucoup

Sur l'intention d'achat, le même sondage est net : 57 % des répondants français n'envisagent pas, pour le moment, de passer à l'hybride ou à l'électrique. À l'échelle internationale, 8 % des sondés envisagent une voiture électrique et 7 % en possèdent déjà une, tandis que l'hybride séduit davantage, avec 15 % d'intentions déclarées.

L'analyse d'Automobile Propre met en avant plusieurs freins qui pèsent autant que le prix à la pompe : l'investissement initial à l'achat, l'accès à la recharge et les habitudes de mobilité. D'autres enquêtes menées en France cette année, notamment sur le renoncement à certains trajets depuis la hausse des carburants, vont dans le même sens d'une adaptation progressive plutôt que d'un basculement immédiat.

Une enquête à lire avec prudence

Les limites méthodologiques sont importantes. L'étude porte sur 1 110 personnes dans le monde, et DiscoverCars ne communique pas le nombre exact de participants français. L'échantillon est constitué de clients de ce comparateur de location : il ne peut donc pas être considéré comme représentatif de l'ensemble des automobilistes français. Il s'agit d'un indicateur de tendance, pas d'une mesure du marché.

Le marché du neuf raconte une autre histoire

Les chiffres d'immatriculations donnent en effet une image différente. En septembre 2026, les voitures électriques ont représenté environ 41,6 % des ventes de voitures particulières neuves en France, un record, avec plus de 65 000 immatriculations selon les données relayées par la presse spécialisée, soit plus du double du volume d'un an plus tôt. Le diesel recule en parallèle sur le marché du neuf.

Les deux constats ne se contredisent pas nécessairement. Le marché du neuf concerne une minorité de ménages, souvent aidés par des dispositifs de soutien et des offres de location, et ne reflète pas la situation de l'ensemble du parc roulant, dont l'âge moyen est élevé. Un automobiliste qui garde son véhicule thermique plusieurs années réagit au prix du carburant par la sobriété, pas par un renouvellement.

Ce que cela change pour la transition

Pour les acteurs de la mobilité électrique, l'enseignement est que le prix des carburants crée un contexte favorable mais ne suffit pas : l'accélération passera par le coût d'entrée, la visibilité sur la recharge et le développement du marché de l'occasion électrique. Dans l'immédiat, le premier effet mesurable de la hausse à la pompe reste une baisse des kilomètres parcourus, un levier de réduction des émissions qui ne dépend d'aucune technologie nouvelle.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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