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Farizon (Geely) baisse ses prix en France : le fourgon électrique SV dès 43 000 € HT face au Renault Master

Six mois après son arrivée en France, la marque d'utilitaires électriques du groupe chinois Geely a présenté à Rungis, le 27 octobre, sa gamme 2027. Le grand fourgon SV passe à 43 000 € HT en version deux roues motrices, contre 49 000 € annoncés au printemps, et vise directement le Renault Master électrique. Farizon affiche un objectif de 500 véhicules vendus en France en 2026, puis jusqu'à 10 000 par an en 2030. La promesse d'une recharge de 20 à 80 % en 18 minutes reste à confirmer en conditions réelles.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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A red Coca-Cola delivery truck parked on a city street with rental scooters
ÉnergiePhoto d'illustration : Samuel Isaacs /Unsplash

Le marché français de l'utilitaire électrique, longtemps dominé par Renault, Peugeot, Citroën et Ford, voit arriver un nouvel acteur au positionnement tarifaire agressif. Farizon, la marque de véhicules utilitaires du groupe chinois Geely (également propriétaire de Volvo, Polestar, Zeekr et Lotus), a présenté sa gamme millésime 2027 lors d'un événement organisé à Rungis le 27 octobre 2026, soit environ six mois après son lancement commercial dans l'Hexagone.

Le message principal tient en un chiffre : le grand fourgon Farizon SV est désormais proposé à partir de 43 000 € HT en version deux roues motrices, alors que son prix avait été annoncé à 49 000 € HT au printemps 2026. La version à transmission intégrale (AWD) est affichée à 50 500 € HT, soit 7 500 € de plus.

Un fourgon conçu dès l'origine pour l'électrique

Le SV repose sur une plateforme spécifiquement développée pour la motorisation électrique, avec des batteries du fabricant CATL. Il propose jusqu'à 13 m³ de volume de chargement, une charge utile maximale de 1 290 kg et un seuil de chargement abaissé à 520 mm du sol, un atout pour les livreurs qui multiplient les chargements au quotidien. Les carrosseries vont du L1H1 au L3H3, et le véhicule a obtenu cinq étoiles au Euro NCAP (85 points), ce que le constructeur présente comme la meilleure note jamais obtenue par un utilitaire électrique chinois.

Deux chaînes de traction sont proposées. La version deux roues motrices associe un moteur à une batterie de 83 kWh, pour 384 km d'autonomie en cycle mixte WLTP et environ 500 km en cycle urbain. La version AWD, à deux moteurs, embarque une batterie de 100 kWh et annonce 380 km en cycle mixte et 495 km en urbain. Farizon met aussi en avant une recharge de 20 à 80 % en 18 minutes, sans en préciser la puissance. Cette promesse reste à vérifier en conditions réelles d'usage.

Face au Renault Master, un argument de prix

Le SV est explicitement positionné face au Renault Master électrique, affiché à partir de 50 000 € HT avant la prime issue des certificats d'économies d'énergie (CEE), dont le montant maximal atteint 10 630 €. Même en tenant compte de cette aide, qui peut aussi bénéficier à des véhicules concurrents selon leur éligibilité, l'écart d'étiquette de départ reste notable pour les flottes professionnelles qui raisonnent en coût total de possession.

Deux déclinaisons pour le transport de personnes complètent le SV : le SV Combi et le SV Minibus. Les commandes sont ouvertes, avec des livraisons attendues au quatrième trimestre 2026 pour le Minibus et au premier trimestre 2027 pour le Combi. Les tarifs n'ont pas encore été communiqués.

Le V7E pour le dernier kilomètre

Plus compact, le Farizon V7E cible la livraison urbaine face au Renault Trafic électrique. Il offre 6,95 m³ de volume utile, jusqu'à 1 373 kg de charge utile et 328 km d'autonomie WLTP, pour un prix de départ de 32 800 € HT. Selon le communiqué de lancement du constructeur, il consomme 15,5 kWh/100 km, mesure 4 995 mm de long, dispose d'un rayon de braquage de 6 m et bénéficie d'un accès à toutes les zones à faibles émissions françaises.

Réseau et pièces détachées : le vrai test

Pour les professionnels, la disponibilité du service après-vente compte autant que le prix d'achat. Farizon vise 20 concessions et 30 points de service d'ici fin 2026, puis plus de 40 concessions et 80 points de service en 2027. Un entrepôt européen de pièces détachées a été inauguré en avril 2026 à Gaggenau, en Allemagne, qui ramène selon la marque le délai d'approvisionnement de 40-60 jours à 1 à 6 jours ouvrés.

Côté volumes, la marque affiche des ambitions progressives : 500 véhicules en 2026, 5 000 en 2028 et jusqu'à 10 000 par an en 2030. Ces objectifs restent des annonces du constructeur. Ils seront à confronter à la fiabilité réelle des véhicules et à la densité effective du réseau, deux points qui conditionneront l'adoption par les flottes françaises.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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