ATMO-INDEX
314 ARTICLES PUBLIÉS915 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 195 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 23 octobreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER314 ARTICLES PUBLIÉS915 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 195 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 23 octobreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER

Hyundai Ioniq 3 : une compacte électrique à 497 km d'autonomie, pensée pour l'Europe

Hyundai dévoile en France l'Ioniq 3, une compacte électrique conçue pour l'Europe et fabriquée à Izmit, en Turquie. Deux batteries sont proposées : 42,2 kWh pour 344 km et 61 kWh pour 497 km d'autonomie de référence, avec une recharge rapide de 10 à 80 % en une trentaine de minutes. Les tarifs démarrent sous les 30 000 euros, et le modèle est éligible à l'écoscore malgré sa production turque. Le segment des citadines électriques abordables se densifie face aux constructeurs chinois.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
••Lecture: 4 min
Partager
XINWA
white number 2 on green background
ÉnergiePhoto d'illustration : Ralph Hutter /Unsplash

Avec l'Ioniq 3, Hyundai s'attaque au cœur du marché européen de la voiture électrique : celui des compactes polyvalentes, abordables et capables de rouler sans angoisse au-delà de la ville. Le constructeur coréen revendique jusqu'à 497 km d'autonomie de référence (cycle WLTP) pour la version la plus capacitaire, un chiffre qui place ce modèle au niveau de véhicules nettement plus chers il y a encore deux ou trois ans.

Deux batteries, deux chimies

L'Ioniq 3 est proposée avec deux packs. Le plus petit, de 42,2 kWh, annonce jusqu'à 344 km d'autonomie ; le plus grand, de 61 kWh, monte à 497 km. Selon l'essai publié par le Journal de l'Auto, la grande batterie est de chimie NMC et assemblée en Europe par Samsung, tandis que la petite repose sur une chimie LFP, moins coûteuse et appréciée pour sa longévité. Ce double choix permet de proposer une entrée de gamme sous la barre des 30 000 euros tout en offrant une version longue distance.

Côté puissance, les deux versions sont des tractions avant de 135 à 147 ch selon les sources constructeur. Le 0 à 100 km/h est donné à 9,5 secondes pour la version testée, avec une vitesse maximale de 167 km/h : des performances volontairement raisonnables, au service de la sobriété. La consommation officielle de la grande batterie s'établit à 13,7 kWh/100 km, et les essayeurs ont relevé des valeurs parfois inférieures à 10 kWh/100 km en usage urbain et périurbain.

Recharge rapide et énergie bidirectionnelle

Hyundai annonce une recharge en courant continu de 10 à 80 % en environ 29 minutes. Pour la batterie de 61 kWh, la puissance maximale atteint 110 kW d'après le Journal de l'Auto. En courant alternatif, la voiture accepte jusqu'à 22 kW, ce qui peut être exploité sur une wallbox adaptée, même si la puissance réelle dépend du chargeur utilisé. La fonction Plug & Charge, qui simplifie l'authentification sur les bornes compatibles, est également mentionnée.

La voiture embarque aussi une fonction V2L (Vehicle-to-Load) : une prise 230 V dans l'habitacle ou sur la trappe de charge permet d'alimenter des appareils, de recharger un vélo électrique ou d'alimenter du matériel de camping. Il s'agit d'une utilisation de la batterie comme source d'énergie mobile, et non d'une réinjection sur le réseau.

Fabriquée en Turquie, éligible à l'écoscore

L'Ioniq 3 est conçue en Europe mais assemblée à Izmit, en Turquie. Point important pour le marché français : d'après le Journal de l'Auto, elle est éligible à l'écoscore, le dispositif qui conditionne certains soutiens à l'achat à l'empreinte carbone de la fabrication et du transport. Aucun obstacle fiscal ou réglementaire n'est signalé pour les particuliers comme pour les entreprises, mais les montants d'aide dépendent des barèmes en vigueur au moment de la commande et ne sont pas détaillés par la marque.

Gabarit, prix et positionnement

Longue de 4,155 m pour un empattement de 2,68 m et un poids de 1 630 kg, l'Ioniq 3 affiche un coefficient de traînée de 0,263, favorable à l'efficacité énergétique. Le coffre de 441 litres est présenté comme l'un des plus généreux de sa catégorie, sans coffre avant. En France, la version 61 kWh démarre à 33 995 euros (finition Select) et monte jusqu'à 43 595 euros en N Line Evo ; la version 42 kWh reste sous 30 000 euros, limitée aux finitions d'entrée de gamme.

L'essai souligne un style distinctif, un tableau de bord bien conçu mélangeant écran tactile et commandes physiques, ainsi qu'une bonne insonorisation. Il relève aussi des points faibles : des tarifs élevés face aux concurrents chinois, une visibilité arrière réduite par la lunette en deux parties et des places arrière justes pour les passagers de plus de 1,80 m.

Un logiciel connecté, des volumes modestes

À bord, le système Pleos Connect repose sur Android Automotive OS, avec un écran central de 12,9 ou 14,6 pouces, CarPlay et Android Auto sans fil, un assistant vocal et des mises à jour à distance. Hyundai table sur jusqu'à 5 000 unités en France sur une année pleine, un volume qui montre que l'Ioniq 3 vise d'abord à étoffer l'offre plutôt qu'à bousculer les ventes. Les valeurs d'autonomie restent par ailleurs sujettes à l'homologation finale et varient selon la conduite, la température et les pneumatiques.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

Quiz du jour

Dans la même rubrique

Expansive solar panel farm under a clear blue sky
ÉnergiePhoto d'illustration : Vlad Burac / Unsplash

Solaire au sol : l'appel d'offres tombe à 61,33 €/MWh, un record de baisse qui interroge

La 9e période de l'appel d'offres PPE2 pour les centrales photovoltaïques au sol a retenu 125 projets pour 931 MWc, à un prix moyen pondéré de 61,33 €/MWh. C'est 18,15 €/MWh de moins que lors de la session précédente, soit près de 23 % de baisse après plusieurs années de prix stables autour de 80 €/MWh. Avec 731 dossiers déposés pour 8 341 MWc, la compétition était neuf fois supérieure au volume recherché. Cette chute relance le débat sur la soutenabilité des offres, certains acteurs soupçonnant des stratégies de prix agressives de la part de gros développeurs.

Rédaction AtmoGreen Studio
23 oct. 2026
aerial view of trees and farm
ÉnergiePhoto d'illustration : freddie marriage / Unsplash

Urbasolar cède 25 centrales solaires (87 MWc) à Sicae-Oise, un distributeur local

Urbasolar, filiale du suisse Axpo, vend 25 sites photovoltaïques en service totalisant 87 MWc dans l'Hexagone : 15 centrales au sol, 5 toitures et 5 serres agrivoltaïques. Selon GreenUnivers, l'acquéreur est Sicae-Oise, petit distributeur d'électricité de l'Oise, via sa filiale de production. Le portefeuille, quasi neuf, reste exploité et maintenu par Urbasolar. L'opération illustre la rotation d'actifs des développeurs solaires français et l'entrée de distributeurs locaux dans la production renouvelable.

Rédaction AtmoGreen Studio
22 oct. 2026
A man pumping gas into his car at a gas station
ÉnergiePhoto d'illustration : Zaptec / Unsplash

Voitures électriques : la satisfaction des conducteurs atteint un record, Xpeng et Tesla en tête

Selon l'étude EV Satisfaction 2026 du cabinet allemand USCALE, le Net Promoter Score des conducteurs de voitures électriques grimpe à 38, son plus haut niveau depuis le début de la série. Xpeng prend la première place, Tesla remonte de la sixième à la deuxième, tandis qu'Opel ferme le classement. L'enquête porte sur 4 004 conducteurs d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse : un échantillon non représentatif, mais un indicateur utile pour les constructeurs qui visent le marché européen. La recharge et le logiciel restent les principaux points de friction.

Rédaction AtmoGreen Studio
21 oct. 2026