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À Maizières-lès-Metz, 126 logements sociaux partagent l'électricité de leur toiture solaire

Batigère Habitat a déployé à Maizières-lès-Metz (Moselle) une communauté d'autoconsommation photovoltaïque collective de 161 kWc, répartie sur plus de 350 panneaux. L'électricité produite sur place est partagée entre les 126 logements sociaux de la résidence et ses parties communes. L'association SOL SOLIDAIRE finance l'opération à hauteur de 33 000 euros. Pour les ménages, l'économie attendue va de 75 à 220 euros par an.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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Rooftops of old industrial buildings surrounded by trees
ÉnergiePhoto d'illustration : ftodne /Unsplash

En Moselle, une résidence de logement social sert de terrain à une forme d'énergie solaire encore rare dans le parc HLM : l'autoconsommation collective. À Maizières-lès-Metz, le bailleur Batigère Habitat a équipé un ensemble de 126 logements de plus de 350 modules photovoltaïques (354 selon Enerzine), pour une puissance installée de 161 kilowatts-crête (kWc). Le bailleur parle de « communauté citoyenne d'autoconsommation ». Dans les faits, l'électricité produite sur les toits ne part pas vers le réseau : elle est consommée sur place par les locataires et par les parties communes de la résidence.

Le projet fait partie des lauréats de l'appel à projets annuel de l'association SOL SOLIDAIRE, dont les résultats ont été annoncés fin 2025. Il reçoit une aide de 33 000 euros. Selon l'annonce des lauréats, l'opération s'appuie sur des équipements bas carbone fabriqués en France, et sa mise en service était prévue en 2026.

Comment fonctionne le partage de l'électricité

Dans une opération d'autoconsommation collective, plusieurs consommateurs proches d'une même installation de production se regroupent pour se répartir l'électricité qu'elle produit. Chaque foyer garde son fournisseur habituel pour le complément tiré du réseau, mais une partie de sa consommation est couverte par les panneaux de la résidence. À Maizières-lès-Metz, les foyers devraient économiser entre 75 et 220 euros par an selon leur profil de consommation. Le surplus non consommé par les habitants est valorisé au profit d'AMLI, une association qui accompagne des personnes isolées, d'après Enerzine.

« 126 foyers vont pouvoir bénéficier directement d'une électricité produite sur leur résidence. » — les cofondateurs de SOL SOLIDAIRE, cités par Enerzine

Ce modèle répond à un problème bien connu des bailleurs sociaux : les locataires, souvent les plus exposés à la hausse des prix de l'énergie, sont aussi ceux qui ont le moins accès aux installations solaires, réservées en pratique aux propriétaires de maisons individuelles. En mutualisant la production à l'échelle d'un immeuble, l'autoconsommation collective fait profiter de l'électricité photovoltaïque des ménages qui ne pourraient pas investir eux-mêmes.

SOL SOLIDAIRE, un financement par le mécénat

SOL SOLIDAIRE a été fondée notamment par l'ADEME, le syndicat professionnel du solaire Enerplan, le Groupe BPCE, le bureau d'études TECSOL et l'Union sociale pour l'habitat, qui fédère les organismes HLM. L'association repose sur le mécénat : particuliers et entreprises font des dons ouvrant droit à une réduction d'impôt pouvant atteindre 66 %. Sa première campagne nationale, lancée en novembre 2020, avait retenu sept opérations totalisant 1 793 logements et 1 691 kWc cumulés, selon la fiche de bonne pratique publiée par le programme européen Interreg Europe.

Pour l'édition dont fait partie Maizières-lès-Metz, sept opérations ont de nouveau été sélectionnées dans toute la France, avec des aides allant de 5 000 à 50 000 euros, pour un soutien total d'environ 200 000 euros. L'association couvre en moyenne près d'un tiers de l'investissement photovoltaïque et vise une baisse d'environ 20 % des factures d'électricité des locataires concernés.

Un second projet mosellan à Rosselange

Batigère compte un autre lauréat dans le même département : à Rosselange, Batigère Habitat Solidaires équipe 143 logements d'une installation plus modeste de 36,4 kWc, soutenue à hauteur de 10 000 euros, avec une économie annoncée pouvant atteindre 176 euros par logement et par an. L'écart de puissance entre les deux sites montre que le dispositif s'adapte à des configurations très différentes, de la petite toiture à l'installation de taille significative.

Ces opérations restent modestes au regard des besoins du parc social français, mais elles servent de démonstrateurs. Elles prouvent que le partage local de l'électricité solaire peut fonctionner dans l'habitat collectif, sur les plans technique, juridique et économique. Si les économies annoncées se confirment à l'usage, ces résultats aideront d'autres bailleurs à franchir le pas, à l'heure où la rénovation énergétique et la lutte contre la précarité énergétique comptent parmi les priorités du secteur.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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