Moke Mk2 : la petite électrique de plage double son autonomie à 170 km
Présentée au Mondial de l'Auto de Paris, la Moke Mk2 abandonne le statut de quadricycle pour une homologation en voiture M1. Sa batterie LFP passe de 10,5 à 23,5 kWh, pour 170 km d'autonomie WLTP annoncés. Le prix grimpe à 35 000 € HT, soit environ 42 000 € TTC en France. Un modèle de niche qui illustre la montée en gamme de l'électrique de loisir en Europe.
La Moke, ce petit véhicule électrique décapotable inspiré des voitures de plage des années 1960, revient au Mondial de l'Auto de Paris (12 au 18 octobre 2026) avec une seconde génération, la Mk2. Au-delà de l'effet de style, la nouveauté tient à la technique : la batterie passe de 10,5 à 23,5 kWh, une capacité plus que doublée qui change l'usage réel du véhicule.
Une batterie LFP deux fois plus grande
La Mk2 embarque un pack de 23,5 kWh en chimie lithium fer phosphate (LFP), réputée pour sa durabilité et l'absence de cobalt et de nickel. L'autonomie annoncée atteint 170 km en cycle WLTP combiné, et jusqu'à 185 km selon le constructeur en usage urbain et côtier. Pour mémoire, la première génération affichait en conditions réelles autour de 80 à 100 km, d'après Automobile Propre. Selon le distributeur Yann Ayache, cité par le média, « on a doublé l'autonomie ».
Le moteur développe 33 kW (45 ch) et 100 Nm de couple sur les roues arrière, pour une vitesse maximale de 80 km/h. Deux modes de conduite sont proposés : Eco, pour préserver l'autonomie, et Sport. Le poids à vide reste contenu, à 860 kg, grâce à une carrosserie en aluminium choisie aussi pour sa résistance à la corrosion en bord de mer.
Recharge : pas de charge rapide
Le chargeur embarqué en courant alternatif délivre 6,6 kW. Il faut compter environ deux heures pour passer de 20 % à 80 % sur une wallbox adaptée, et près de sept heures sur une prise domestique. Il n'y a pas de recharge rapide en courant continu, ce qui cantonne la Moke à un usage de proximité ou de loisir, avec recharge à domicile ou à destination. La prise Type 2 a été déplacée à l'arrière.
De quadricycle à voiture homologuée M1
Le changement le plus structurant est réglementaire : la Mk2 est homologuée en catégorie M1 (voiture particulière) et non plus comme quadricycle. Selon Automobile Propre, une quarantaine d'exemplaires ont servi aux essais de collision. La batterie a été repositionnée sur les côtés et à l'arrière, le coffre arrière a disparu au profit d'un coffre avant verrouillable de 86 litres. L'habitacle compte quatre places, avec fixations ISOFIX et ceintures trois points pour tous les passagers, ce qui était l'un des points faibles de la génération précédente.
L'équipement reste volontairement dépouillé, dans l'esprit rétro : radio DAB avec Bluetooth et haut-parleurs étanches, prise USB-C, prise 12 V, mais ni écran tactile ni GPS. Les dimensions sont de 3,325 m de long pour 1,66 m de large. Neuf coloris répartis en trois collections sont proposés, et la collection California, jusque-là réservée au marché américain, devient accessible aux acheteurs européens.
Prix et marché : un positionnement de niche assumé
Le tarif est fixé à 35 000 € hors taxes, soit environ 42 000 € TTC en France, ce qui place la Mk2 au niveau d'un SUV électrique d'entrée de gamme, comparaison que met en avant Automobile Propre. Une location longue durée est annoncée à partir de 419 € par mois. Le distributeur prévoit aussi l'arrivée d'occasions de moins de 10 000 km à 20 000-25 000 € l'an prochain.
Les volumes restent modestes : environ 180 exemplaires livrés en deux ans et demi, principalement en France, et plus de 500 vendus dans le monde d'après la marque. Le véhicule est assemblé à la main dans le Warwickshire, en Angleterre, et exposé au Mondial dans le hall 7.1 jusqu'au 18 octobre.
Pour la transition énergétique, la Moke pèse peu en volume, mais elle illustre une tendance : des véhicules électriques légers et spécialisés qui montent en capacité de batterie et en conformité réglementaire pour sortir du statut de simple gadget. Reste à voir si ce positionnement premium trouvera un public au-delà des zones littorales et des résidences secondaires.
Rédaction AtmoGreen Studio
Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.