ATMO-INDEX
259 ARTICLES PUBLIÉS759 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 155 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 6 octobreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER259 ARTICLES PUBLIÉS759 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 155 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 6 octobreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER

E-Space Concept : Renault relance le monospace électrique pour contester le règne du SUV

Renault dévoilera le 12 octobre 2026 au Mondial de l'Auto de Paris l'E-Space Concept, un monospace électrique de 4,70 m qui reprend l'esprit de l'Espace de 1984. Plancher plat, six sièges individuels sur trois rangées, capot court et ligne de toit presque horizontale : le constructeur revient à la silhouette monocorps alors que le SUV domine le marché européen. Aucune version de série n'est annoncée et les données techniques (batterie, autonomie) restent confidentielles. Le concept prolonge toutefois la réflexion lancée en mars avec le R-Space Lab et la nouvelle plateforme électrique RGEV medium 2.0.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
••Lecture: 4 min
Partager
XINWA
A white and teal volkswagen id. buzz van
DesignPhoto d'illustration : Roger Starnes Sr /Unsplash

Quarante-deux ans après l'Espace de 1984, qui avait installé le monospace dans le paysage automobile européen, Renault remet la silhouette monocorps sur le devant de la scène. Le constructeur a annoncé, par un communiqué publié sur son site média, la première mondiale de l'E-Space Concept au Mondial de l'Automobile de Paris. La conférence de presse est fixée au lundi 12 octobre 2026 à 8 h 30, dans le hall 6 du parc des expositions de la porte de Versailles, avant l'ouverture au public le lendemain.

Le message est explicite : face à l'omniprésence des SUV, Renault veut montrer qu'une autre architecture reste possible pour la voiture familiale électrique. Le constructeur présente l'E-Space Concept comme l'incarnation de sa vision des « voitures à vivre », appliquée à la mobilité familiale à l'ère électrique. Il s'agit cependant d'un pur concept : aucune version de série n'est prévue à ce stade, et rien n'indique qu'il préfigure directement un successeur de l'actuel Espace.

Un gabarit de 4,70 m pensé autour de l'habitacle

Selon les données officielles de Renault, l'E-Space Concept mesure 4,70 m de long, 2,02 m de large et 1,67 m de haut, soit 45 cm de plus que l'Espace originel (4,25 m). Les proportions tournent le dos aux codes du SUV : capot court, pare-brise avancé dans le prolongement du capot, ligne de toit presque horizontale, poupe verticale et garde au sol contenue. Les roues de 23 pouces sont repoussées aux quatre coins, ce qui libère l'empattement au profit de l'espace intérieur.

L'habitacle reçoit six sièges individuels identiques, répartis sur trois rangées, posés sur un plancher entièrement plat, une configuration que permet l'implantation de la batterie dans le soubassement d'un véhicule électrique. Les sièges peuvent pivoter légèrement pour faciliter l'accès et se réorganiser, certaines configurations permettant aux occupants de se réunir autour d'une grande table. Renault insiste aussi sur la lumière naturelle qui entre largement dans la cabine.

À bord, la planche de bord est remplacée par l'écran incurvé OpenR Panorama, de 1 130 mm de large sur 110 mm de haut, qui court sur toute la largeur. Le concept intègre l'assistant d'intelligence artificielle Gemini de Google, déjà déployé par Renault sur ses modèles récents. À l'extérieur, la teinte noir rubis est soulignée par une signature lumineuse en « U » à l'avant comme à l'arrière, et par un losange lumineux composé de pixels sur la face avant.

Ce que la fiche technique ne dit pas encore

Batterie, puissance, autonomie, recharge, plateforme : Renault n'a communiqué aucune donnée technique sur l'E-Space Concept avant sa présentation. Impossible donc, à ce stade, de mesurer le gain réel d'une silhouette monocorps sur la consommation. L'intérêt énergétique du format est pourtant au cœur du débat : à capacité d'accueil comparable, une carrosserie plus basse qu'un SUV offre en principe une surface frontale réduite, un paramètre déterminant pour l'autonomie d'une voiture électrique sur autoroute. Il faudra attendre d'éventuelles données de série pour le vérifier sur ce modèle.

Le contexte industriel donne néanmoins des indices. Le 10 mars 2026, lors de la présentation de son plan stratégique futuREady, Renault avait déjà montré le R-Space Lab, un concept de monospace cinq places de 4,50 m pour 1,52 m de haut, et dévoilé la plateforme RGEV medium 2.0. Celle-ci couvre les segments B+ à D, adopte une architecture 800 V pour la recharge ultra-rapide et se décline en version 100 % électrique (jusqu'à 750 km d'autonomie WLTP annoncés), en version 4x4 électrique capable de tracter deux tonnes, et en version à prolongateur d'autonomie (1 400 km cumulés). Renault n'a pas précisé si l'E-Space Concept repose sur cette base.

Pour le lecteur européen, l'enjeu dépasse la seule nostalgie. En visant 100 % de ventes électrifiées en Europe dans le cadre de futuREady, Renault cherche des formats familiaux plus sobres que le SUV pour atteindre des autonomies élevées sans surdimensionner les batteries. Au même Mondial, le constructeur exposera aussi deux autres concepts, la Renault 8 Gordini Concept et le Renault 4 JP4x4 Concept. La présentation du 12 octobre dira si l'E-Space Concept reste un exercice de style ou s'il annonce le retour du monospace dans la gamme électrique.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

Quiz du jour

Dans la même rubrique

Several small cars parked in a row
DesignPhoto d'illustration : daniel mironov / Unsplash

2 CV électrique : Citroën mise sur la sobriété pour casser le prix de la voiture électrique

Citroën présentera au Mondial de l'Auto de Paris, du 12 au 18 octobre, le concept qui préfigure la nouvelle 2 CV, 100 % électrique. Annoncé en mai lors de l'Investor Day de Stellantis, le modèle de série est attendu en 2028 à un prix visé sous les 15 000 euros. Il sera produit à Pomigliano d'Arco, en Italie, sur la nouvelle plateforme « E-Car » du groupe, avec des batteries LFP. Plutôt qu'une copie rétro, Citroën reprend la recette de 1948 : une voiture simple, légère et accessible.

Rédaction AtmoGreen Studio
3 oct. 2026
A mechanic in a grey uniform inspecting the engine of a car
DesignPhoto d'illustration : Kate Ibragimova / Unsplash

Voiture électrique en panne : ZF veut réparer le moteur plutôt que le remplacer

À Automechanika Frankfurt, l'équipementier allemand ZF a dévoilé plus de 100 variantes de kits de réparation pour les groupes motopropulseurs électriques et hybrides. L'idée : permettre à un garage indépendant de changer un roulement de réducteur, un onduleur ou une mécatronique défaillante au lieu de remplacer l'unité d'entraînement complète, une opération souvent facturée plusieurs milliers d'euros dans le réseau du constructeur. Le portefeuille couvre environ 92 % du parc des vingt véhicules électriques les plus répandus en Europe. Pour les automobilistes européens, l'enjeu est celui d'une réparation abordable hors concession, à l'heure où l'Union européenne muscle le droit à la réparation.

Rédaction AtmoGreen Studio
10 sept. 2026
Cars lined up on a sunny day
DesignPhoto d'illustration : Spencer Plouzek / Unsplash

À Düsseldorf, la borne de recharge disparaît dans la bordure du trottoir

L'industriel allemand Rheinmetall a lancé en 2025 le déploiement en série de son «Curb Charger», un module de recharge intégré à la bordure de trottoir, sur la Derendorfer Allee à Düsseldorf. Le dispositif remplace une bordure en béton par un point de charge en courant alternatif jusqu'à 22 kW, accessible via une trappe et un câble apporté par l'usager. Il fait suite à un essai d'un an mené à Cologne avec la ville et l'opérateur TankE : quatre unités, plus de 2 800 sessions de charge et une disponibilité technique supérieure à 99 %. Facturé moins de 10 000 euros pièce, il cible les rues denses où poser une borne classique rogne l'espace piéton. Un créneau que partagent la plupart des centres urbains français et européens.

Rédaction AtmoGreen Studio
6 sept. 2026