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Urbasolar cède 25 centrales solaires (87 MWc) à Sicae-Oise, un distributeur local

Urbasolar, filiale du suisse Axpo, vend 25 sites photovoltaïques en service totalisant 87 MWc dans l'Hexagone : 15 centrales au sol, 5 toitures et 5 serres agrivoltaïques. Selon GreenUnivers, l'acquéreur est Sicae-Oise, petit distributeur d'électricité de l'Oise, via sa filiale de production. Le portefeuille, quasi neuf, reste exploité et maintenu par Urbasolar. L'opération illustre la rotation d'actifs des développeurs solaires français et l'entrée de distributeurs locaux dans la production renouvelable.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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aerial view of trees and farm
ÉnergiePhoto d'illustration : freddie marriage /Unsplash

Après la vente de sept centrales solaires et de stockage à La Réunion, Urbasolar change d'échelle avec la cession d'un portefeuille de 25 sites photovoltaïques en exploitation, d'une puissance cumulée de 87 MWc. Les actifs sont répartis dans l'Hexagone et comprennent 15 centrales au sol, 5 installations en toiture et 5 serres agrivoltaïques.

Selon GreenUnivers, l'acheteur est Sicae-Oise, un petit distributeur local d'électricité (entreprise locale de distribution) desservant l'est de l'Oise et environ 80 000 clients. L'acquisition passe par sa filiale Sicae-Oise Production. Le prix et les conseils des parties n'ont pas été rendus publics à notre connaissance. Nous n'avons pas retrouvé de communiqué officiel de l'acquéreur à ce stade ; l'identité de l'acheteur repose donc sur ce seul média spécialisé.

Un portefeuille quasi neuf, issu d'un financement de 2024

Les sites cédés ont été construits au cours des deux dernières années. Leur profil correspond à un portefeuille d'Urbasolar financé en juillet 2024 : 96 millions d'euros apportés par un pool réunissant Bpifrance, le Crédit Agricole du Languedoc et Crédit Agricole Transitions & Énergies, pour 25 projets de 86 MWc. Ces projets associaient centrales au sol, toitures et serres photovoltaïques, la plupart issus des 4e et 5e périodes de l'appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), avec une mise en service échelonnée jusqu'en novembre 2025. L'écart entre 86 et 87 MWc peut tenir à des ajustements de dimensionnement ; le rapprochement reste une déduction de notre part et non une confirmation officielle.

Le schéma est classique pour un développeur-producteur : financer, construire, puis céder les actifs en service pour reconstituer ses capacités d'investissement et se concentrer sur de nouveaux projets. Ici, une particularité est soulignée : Urbasolar continuera d'exploiter et de maintenir les centrales vendues, ce qui lui conserve une activité de services récurrente.

L'agrivoltaïsme, une part encore modeste mais visible

Cinq des 25 sites sont des serres agrivoltaïques, c'est-à-dire des structures agricoles dont la toiture produit de l'électricité. Cette filière, encadrée en France par une réglementation qui impose que la production agricole reste l'activité principale, gagne en maturité. Voir ces actifs figurer dans un portefeuille transactionné témoigne de leur bancabilité auprès d'investisseurs.

Pour un distributeur local comme Sicae-Oise, l'achat de 87 MWc de production renouvelable représente un changement de dimension par rapport à son activité historique de gestion de réseau et de fourniture. Il lui offre une production adossée à des contrats de soutien public, dont la visibilité sur le long terme est un atout.

Pas de retrait français d'Axpo, assure Urbasolar

Urbasolar appartient au groupe suisse Axpo depuis 2019. Après un plan social important annoncé durant l'été, cette cession soulève la question d'un éventuel désengagement du solaire français. Un porte-parole d'Urbasolar l'écarte : selon GreenUnivers, « aucun désinvestissement n'est prévu par rapport à la France ».

Début septembre 2026, Urbasolar avait déjà vendu à Corsica Sole sept centrales photovoltaïques et leurs actifs de stockage à La Réunion, soit 3,754 MWc et 6,242 MWh de batteries. À 87 MWc, la nouvelle opération est plus de vingt fois plus importante en puissance. Elle confirme que la rotation d'actifs est devenue un levier central pour les acteurs du solaire français, dans un marché où les nouveaux projets exigent des capitaux importants.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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