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Voiture électrique : près d'un actif français sur quatre l'envisage pour son prochain achat, selon le baromètre Alphabet x Ifop

Selon la 10e édition du baromètre Alphabet France x Ifop, 24 % des actifs français choisiraient une voiture 100 % électrique pour leur prochain véhicule, contre 17 % en 2025. En tout, 60 % se tournent vers une motorisation électrifiée, et 73 % disent que la volatilité des prix des carburants pèse sur leur choix. Le prix d'achat reste toutefois le premier frein, cité par 63 % des conducteurs. L'enquête montre aussi que les solutions de mobilité proposées par l'employeur comptent de plus en plus dans les choix de carrière.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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red and black car on road during daytime
ÉnergiePhoto d'illustration : Ernest Ojeh /Unsplash

Pour la dixième année, Alphabet France, filiale de location longue durée et de gestion de flotte du groupe BMW, a demandé à l'Ifop d'analyser les trajets domicile-travail des Français. L'enquête a été menée du 22 au 26 juin 2026 auprès de 1 002 actifs de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région, taille d'agglomération). Le chiffre le plus marquant porte sur l'électrique : 24 % des personnes interrogées choisiraient une voiture 100 % électrique pour leur prochain véhicule, contre 17 % lors de l'édition 2025. C'est une hausse de sept points en un an.

Ce changement d'intention dépasse le seul tout-électrique. En comptant les hybrides et les hybrides rechargeables, 60 % des actifs disent vouloir une motorisation électrifiée lors de leur prochain changement de véhicule, contre 52 % un an plus tôt. Dans le même temps, la part de ceux qui comptent rester à l'essence ou au diesel passe de 45 % à 38 %. L'usage réel, en revanche, évolue beaucoup plus lentement : seuls 15 % des actifs roulent déjà en véhicule électrifié pour aller travailler (14 % en 2025), et l'immense majorité utilise encore un moteur thermique.

Le prix des carburants pèse de plus en plus dans le choix

Le baromètre précise les raisons de ce changement. 73 % des répondants disent que la volatilité des prix des carburants influence leur choix de motorisation, et 28 % en font même leur motivation principale. Au total, le critère économique est cité par 58 % des actifs comme moteur du passage à l'électrique (57 % en 2025). L'argument environnemental arrive derrière (49 %), devant le plaisir de conduite (17 %). Le passage à l'électrique se joue donc d'abord sur le budget mobilité des ménages, où le coût d'usage au kilomètre d'une voiture électrique rechargée à domicile devient un argument concret.

Le contexte s'y prête. Le trajet domicile-travail moyen mesure 17 km pour 24 minutes, et deux tiers des actifs (67 %) parcourent 20 km ou moins. Ces distances sont largement compatibles avec l'autonomie des modèles électriques actuels. L'équipement des ménages progresse aussi : selon le baromètre, 16 % des actifs disposent désormais d'une borne de recharge à domicile, contre 4 % en 2025. Cette forte hausse est à confirmer dans les prochaines éditions, mais elle va dans le sens d'un usage quotidien plus simple.

Prix d'achat, autonomie, recharge : les freins demeurent

Les obstacles restent bien réels. Le coût d'achat est le premier frein, cité par 63 % des conducteurs. Viennent ensuite le temps de recharge, jugé trop long par 42 % des répondants, et l'autonomie, qui inquiète encore 40 % d'entre eux. Enfin, 37 % n'ont pas accès à une solution de recharge, ni chez eux ni au travail. Ces résultats montrent que la hausse des intentions ne se traduira en ventes que si l'offre de modèles abordables, les aides et le maillage de recharge suivent.

La voiture reste centrale dans les trajets domicile-travail : 74 % des actifs l'utilisent pour aller travailler, contre 81 % en 2017. Les écarts entre territoires sont forts. En Île-de-France, la moitié des actifs seulement prend la voiture et les trajets y sont les plus longs (32 minutes en moyenne). Dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants, cette part monte à 87 %. Les mobilités douces (vélo, trottinette, classiques ou électriques) concernent 27 % des actifs, les transports en commun 23 %.

« Cette dixième édition de notre baromètre Alphabet France x IFOP confirme que la voiture demeure au cœur des déplacements domicile-travail des actifs français. » — Julien Chabbal, PDG d'Alphabet France

L'employeur, accélérateur de la transition

Le baromètre souligne aussi le rôle des entreprises. 56 % des actifs ont accès à au moins une solution de mobilité proposée par leur employeur, et 12 % disposent d'un véhicule de fonction ou de service, dont 29 % sont électrifiés (contre 27 % en 2025 et 21 % en 2024). Les conditions de trajet pèsent aussi sur le marché du travail : 73 % des actifs disent qu'elles influencent leurs décisions professionnelles, et 68 % tiennent compte des solutions de mobilité de l'employeur dans leurs choix de carrière. Les flottes d'entreprise alimentent ensuite le marché de l'occasion. L'électrification des parcs professionnels apparaît donc comme l'un des leviers les plus rapides pour rendre l'électrique accessible à un public plus large.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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