ATMO-INDEX
198 ARTICLES PUBLIÉS583 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 117 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 16 septembreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER198 ARTICLES PUBLIÉS583 SOURCES PRIMAIRES CITÉESÉNERGIE EN TÊTE : 117 ARTICLESDERNIÈRE SYNTHÈSE : 16 septembreSYNTHÈSE HEBDO CHAQUE DIMANCHE — S'ABONNER

Alpiq muscle son parc de batteries en Allemagne avec l'acquisition du site de Bollingstedt

L'énergéticien suisse Alpiq a annoncé le rachat, auprès du développeur germano-norvégien Eco Stor, d'une batterie stationnaire de 103,5 MW et 238 MWh installée à Bollingstedt, dans le Schleswig-Holstein. Déjà raccordé au réseau depuis juin 2025, cet actif devient le plus grand des trois systèmes de stockage désormais détenus par Alpiq en propre, aux côtés d'installations en France et en Finlande. L'opération illustre la montée en puissance du marché allemand du stockage par batteries, pilier de plus en plus central pour absorber les surplus d'énergies renouvelables à l'échelle européenne.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
Lecture: 4 min
Partager
XINWA
brown green and blue round buttons
ÉnergiePhoto d'illustration : Roberto Sorin /Unsplash

Alpiq a officialisé le 25 août l'acquisition d'Eco Power One GmbH, la société de projet qui détenait jusqu'ici le système de stockage par batteries (BESS) de Bollingstedt, dans le Land allemand du Schleswig-Holstein. L'opération a été conclue auprès d'Eco Stor, développeur germano-norvégien spécialisé dans le stockage stationnaire, qui restera chargé de l'exploitation technique quotidienne du site sous contrat. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué par les deux parties.

Un actif déjà en service, pas un projet sur plan

Contrairement à de nombreuses acquisitions dans le secteur qui portent sur des projets encore en développement, la batterie de Bollingstedt est raccordée et opérationnelle depuis juin 2025. Elle affiche une puissance de 103,5 MW pour une capacité de 238 MWh, ce qui en fait le plus important des systèmes de stockage détenus en propre par Alpiq à ce jour. Ce type d'installation sert principalement à lisser les écarts entre production et consommation sur le réseau allemand, en stockant l'électricité lors des heures de forte production renouvelable ou de prix bas, pour la restituer aux heures de tension sur le réseau.

Troisième brique d'un portefeuille européen de flexibilité

Bollingstedt vient s'ajouter à deux autres actifs déjà détenus par Alpiq en Europe : une batterie de 100 MW à Cheviré, près de Nantes, et une installation de 30 MW à Valkeakoski, en Finlande. L'énergéticien suisse revendique par ailleurs un pipeline de plus de 250 MW de projets supplémentaires en construction ou proches de leur mise en service. L'opération s'inscrit dans la continuité d'un accord de tolling de longue durée signé avec Eco Stor en novembre 2025 pour un autre site, celui de Schuby, également situé dans le Schleswig-Holstein et doté de caractéristiques techniques proches (103,5 MW / 238 MWh).

Avec le BESS de Bollingstedt, nous renforçons notre capacité à fournir de la flexibilité là où elle a le plus de valeur pour le système électrique. Cette installation s'intègre parfaitement à notre portefeuille existant et confirme notre ambition de jouer un rôle de premier plan sur le marché européen du stockage par batteries. — Amédée Murisier, responsable de la division Assets chez Alpiq

Cette acquisition s'inscrit dans une accélération plus large de la stratégie flexibilité d'Alpiq outre-Rhin : début juillet 2026, le groupe avait déjà pris une participation de 90 % dans Harmony Energy, développeur pan-européen de systèmes de batteries. Dans son communiqué, Alpiq indique vouloir explorer d'autres opportunités d'acquisition en Allemagne, en priorité sur des actifs déjà en exploitation plutôt que sur des projets à construire.

Le marché allemand du stockage stationnaire connaît une croissance rapide, portée par la progression continue de l'éolien et du solaire outre-Rhin, qui génère de plus en plus d'heures de production excédentaire et de prix de marché négatifs. Les batteries de grande puissance permettent de capter cette électricité autrement perdue et de la revendre lors des pics de demande, tout en fournissant des services de stabilité au réseau (réglage de fréquence, gestion des congestions locales). Pour des acteurs comme Alpiq, actif à la fois en Suisse, en France et en Allemagne, ces trois marchés interconnectés offrent une logique de portefeuille cohérente : la flexibilité achetée dans un pays profite indirectement à l'équilibre du système électrique européen dans son ensemble.

Pour un lecteur français, l'opération est un signal supplémentaire de la place croissante qu'occupe le stockage par batteries dans la transition électrique du continent, à mesure que la part d'énergies renouvelables intermittentes augmente dans le mix. Alpiq, déjà présent en France via son site de Cheviré, illustre comment des acteurs paneuropéens consolident des actifs de stockage matures des deux côtés du Rhin plutôt que de multiplier les projets isolés — une dynamique que la Commission européenne encourage explicitement dans ses objectifs de flexibilité du réseau à l'horizon 2030.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

Dans la même rubrique

white and blue truck on road during daytime
ÉnergiePhoto d'illustration : Zetong Li / Unsplash

Tesla Semi : la version européenne du camion électrique dévoilée, livraisons dès 2027

Tesla a présenté à Hanovre, lors du salon IAA Transportation, la déclinaison européenne de son camion électrique Semi : 550 km d'autonomie, trois moteurs totalisant 800 kW et une recharge rapide capable de restituer 60 % de la batterie en 30 minutes. Homologuée pour les routes du continent, cette version se distingue par un poste de conduite central, des rétroviseurs caméra et des phares indépendants, conformes aux réglementations européennes. Les premières livraisons sont prévues en 2027, avec une production d'abord assurée au Nevada avant un basculement partiel vers le Gigafactory Berlin-Brandebourg. Le constructeur entre ainsi en concurrence directe avec les poids lourds électriques déjà commercialisés par Mercedes-Benz, Volvo, Scania ou MAN.

Rédaction AtmoGreen Studio
16 sept. 2026
wind turbines on brown sand under white clouds and blue sky during daytime
ÉnergiePhoto d'illustration : Rabih Shasha / Unsplash

Recharge électrique : les Français roulent plus loin et s'arrêtent moins cet été

Entre juillet et août 2026, les recharges effectuées via l'application Chargemap ont bondi de 54,2% par rapport à l'été précédent, signe d'une adoption croissante de la voiture électrique pour les longs trajets de vacances. Plus de 1,8 million d'itinéraires ont été calculés sur la période, avec une distance moyenne planifiée de 416 km contre 375 km cinq ans plus tôt. Fait notable : malgré des trajets plus longs, le nombre d'arrêts recharge nécessaires a diminué, passant à 1,88 en moyenne. Un basculement porté par l'amélioration des batteries et la densification du réseau de bornes rapides en France.

Rédaction AtmoGreen Studio
16 sept. 2026
white and brown tram on street during night time
ÉnergiePhoto d'illustration : Nicholas Bartos / Unsplash

MG dévoile l'iEV12LE, un autocar électrique de 489 kWh et 650 km d'autonomie à l'IAA Transportation

Le constructeur chinois MG, via sa marque véhicules lourds MG Commercial, a présenté à Hanovre l'iEV12LE, un autocar électrique interurbain doté d'une batterie de 489 kWh intégrée au châssis et d'une autonomie annoncée jusqu'à 650 km. Le véhicule vise explicitement le marché européen, où l'électrification des cars et bus s'accélère sous la pression des objectifs de réduction des émissions des véhicules lourds. Aucune commande ni date de commercialisation n'a encore été annoncée : MG reste, pour l'instant, au stade du lancement commercial et n'a pas précisé son modèle de distribution en Europe.

Rédaction AtmoGreen Studio
16 sept. 2026