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Biométhane en Italie : Eren Industries lève 355 millions d'euros pour un second cluster de dix usines

La plateforme Retina, coentreprise entre Eren Industries, Actarus Renewables et la holding Retina, a bouclé un financement de 355 millions d'euros pour construire dix nouvelles usines de biométhane dans le sud de l'Italie. Ce second cluster prolonge un premier ensemble de dix sites déjà en chantier dans le centre du pays depuis 2024, avec pour ambition de bâtir l'une des plus grandes plateformes de biométhane d'Europe. Le montage associe un pool bancaire européen (UniCredit, ING, Société Générale) et la garantie publique italienne SACE. Pour l'Europe, qui cherche à réduire sa dépendance au gaz importé, ce type de projet illustre la montée en puissance industrielle du biométhane agricole comme relais de la filière biogaz.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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a group of large white tanks sitting on top of a lush green field
ÉnergiePhoto d'illustration : Julia Koblitz /Unsplash

L'annonce, faite début août 2026, marque une nouvelle étape dans la construction d'un des plus vastes portefeuilles de biométhane agricole d'Europe. Retina SCA, la structure qui pilote les projets, a bouclé aux côtés de ses actionnaires Eren Industries et Actarus Renewables un financement d'environ 355 millions d'euros destiné à un second cluster de dix usines de biométhane, implanté cette fois dans le sud de l'Italie. La construction de cet ensemble a débuté en mai 2026.

Un premier cluster déjà en chantier depuis 2024

Ce second ensemble vient s'ajouter à un premier cluster de dix usines, dont le chantier a démarré en septembre 2024 dans le centre de l'Italie, financé à hauteur d'environ 240 millions d'euros. Les deux vagues de sites reposent sur le même modèle industriel : injection directe du biométhane produit dans le réseau gazier national, unités de captage du CO2 biogénique issu de la méthanisation, et production de fertilisants organiques à partir des digestats. Les usines valorisent des déchets d'élevage et des résidus agricoles, une filière que les promoteurs présentent comme un moyen de réduire à la fois les émissions liées à l'épandage de nitrates et le recours aux engrais chimiques de synthèse.

Le tour de financement de 355 millions d'euros a été structuré par UniCredit, qui agit comme agent de la facilité, agent SACE et banque de compte, aux côtés d'ING Bank et de Société Générale (succursale de Milan) en tant que banques cofinanceuses. L'opération bénéficie de la garantie publique italienne SACE, via son dispositif dit "Garanzia Archimede", conçu pour sécuriser des financements d'infrastructures stratégiques pour la transition énergétique du pays.

Eren Industries, filiale du groupe français Eren, avait rejoint le projet Retina début 2025 aux côtés du développeur Actarus Renewables, avec l'appui de Macquarie Capital pour la structuration du premier financement. David Corchia, cofondateur d'Eren Group, a indiqué que le groupe était "heureux de continuer à investir dans Retina, une plateforme stratégique au sein de [ses] activités mondiales de biogaz en forte expansion" — une déclaration qui confirme la volonté du groupe de faire du biométhane un axe de diversification à part entière, aux côtés de son cœur de métier historique dans l'éolien et le solaire.

Cette seconde phase de développement représente une nouvelle étape importante dans la trajectoire de croissance industrielle de Retina.

Cette citation est attribuée à Franco Torra, directeur général de Retina Biométhane, dans le communiqué relayé début août par la presse économique italienne. Elle traduit l'ambition affichée par les trois partenaires : construire, à terme, l'une des plus grandes plateformes multi-sites de production de biométhane et de traitement des nitrates en Italie, avec une portée qu'ils qualifient de "paneuropéenne".

Un signal pour la filière biométhane européenne

Le biométhane occupe une place croissante dans les stratégies européennes de réduction de la dépendance au gaz naturel importé, en particulier depuis la crise énergétique de 2022. L'Italie, qui dispose d'un important gisement agricole et d'élevage, mise sur cette filière pour développer une production de gaz renouvelable directement injectable dans son réseau existant, sans nécessiter de conversion des usages en aval. Le montage financier de Retina, mobilisant plusieurs grandes banques européennes et une garantie d'État, illustre la manière dont ce type de projet agro-industriel commence à être traité comme une infrastructure énergétique à part entière plutôt que comme un projet agricole isolé — un modèle que d'autres pays européens, dont la France, cherchent également à répliquer pour massifier leur propre production de biométhane.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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