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Les énergies renouvelables dépassent désormais le parc nucléaire français en puissance installée

Selon le Panorama de l'électricité renouvelable publié conjointement par le SER, RTE, Enedis et l'Agence ORE, la France a raccordé 7,3 GW de nouvelles capacités renouvelables en 2025, portant le parc total à 84,2 GW. Ce volume dépasse désormais d'environ 20 GW la puissance installée du parc nucléaire français. Le solaire photovoltaïque tire l'essentiel de cette croissance, loin devant l'éolien terrestre et l'éolien en mer.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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ÉnergiePhoto d'illustration : Grant Van Cleemput /Unsplash

C'est un basculement qui s'est fait progressivement, année après année, mais qui devient désormais difficile à ignorer dans les débats sur la trajectoire énergétique française : au 31 décembre 2025, la puissance cumulée du parc électrique renouvelable installé en France dépasse celle du parc nucléaire. Selon le Panorama de l'électricité renouvelable, publication de référence coproduite par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis et l'Agence ORE, le parc renouvelable atteint 84,2 GW de puissance installée, contre environ 61 GW pour le parc nucléaire exploité par EDF — un écart de l'ordre de 20 GW.

Le solaire, principal moteur de la croissance 2025

Sur la seule année 2025, la France a raccordé 7,3 GW de capacités renouvelables supplémentaires, un rythme comparable à celui des années précédentes mais porté très majoritairement par une seule filière : le photovoltaïque. Le solaire a représenté à lui seul près de 5,9 GW de cette hausse, portant la puissance solaire installée à environ 30 GW. L'éolien terrestre progresse plus modestement, avec 883 MW ajoutés pour atteindre près de 23,9 GW installés, tandis que l'éolien en mer poursuit sa montée en puissance avec 415 MW supplémentaires, pour un total de 1,92 GW — un chiffre appelé à croître nettement avec la mise en service progressive des parcs commandés ces dernières années au large des côtes normandes, bretonnes et atlantiques.

Cette dynamique confirme une tendance de fond : depuis plusieurs années, le solaire capte l'essentiel des nouveaux raccordements en France, porté par la baisse continue des coûts des modules photovoltaïques, la multiplication des projets sur toitures et ombrières de parking, et un cadre d'appels d'offres de la Commission de régulation de l'énergie qui favorise les installations de taille moyenne, plus rapides à développer que les grands parcs éoliens terrestres, freinés par les recours administratifs et l'acceptabilité locale.

Une puissance installée qui ne dit pas tout de la production réelle

Il faut toutefois nuancer ce basculement en puissance installée : il ne se traduit pas mécaniquement par une bascule équivalente dans la production réelle d'électricité. Le facteur de charge du nucléaire, proche de 70 à 80 % sur une année, reste très supérieur à celui du solaire (autour de 12 à 15 % en France métropolitaine) ou de l'éolien terrestre (environ 25 %). Un gigawatt de nucléaire installé produit ainsi, en moyenne annuelle, plusieurs fois plus d'électricité qu'un gigawatt de solaire. De fait, selon la même publication, les énergies renouvelables ont couvert 33,2 % de la consommation électrique métropolitaine en 2025 et représenté 27 % de la production totale, avec une production stable autour de 148 TWh — en léger recul par rapport aux 150 TWh de 2024, la faute à une hydroélectricité moins généreuse après une année 2024 particulièrement pluvieuse.

Le nucléaire demeure donc, et de loin, la première source de production électrique du pays, avec un facteur de charge qui s'est nettement redressé ces dernières années à mesure qu'EDF résorbait les arrêts liés à la crise de corrosion sous contrainte détectée en 2021-2022. Le dépassement en puissance installée illustre néanmoins la vitesse à laquelle le mix électrique français se diversifie, et la place croissante que prennent les énergies renouvelables dans les investissements du secteur — plusieurs milliards d'euros injectés chaque année dans de nouveaux projets solaires et éoliens, selon les chiffres cumulés du SER.

Quelles perspectives pour les prochaines années

Les acteurs de la filière renouvelable, réunis au sein du SER, appellent régulièrement les pouvoirs publics à stabiliser le cadre réglementaire et les objectifs de la future Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dont l'adoption a pris plusieurs années de retard, pour sécuriser les investissements nécessaires à la poursuite de cette trajectoire. L'éolien en mer, en particulier, reste identifié comme le principal gisement de croissance de puissance installée pour la seconde moitié de la décennie, avec plusieurs parcs en cours de construction ou de raccordement au large des côtes françaises qui doivent porter la capacité offshore bien au-delà des 2 GW actuels dans les prochaines années.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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