Geely E2 : la citadine électrique chinoise débarque en France sous les 21 000 €
Geely lance sa citadine électrique E2 en France, commandable en septembre à partir de 20 990 € (19 990 € avec la remise de lancement). Dérivée du modèle le plus vendu en Chine, le Xingyuan, elle vise frontalement la Renault 5 et la BYD Dolphin Surf sur le terrain du prix. Deux batteries LFP, de 35 ou 47 kWh, offrent 252 à 345 km d'autonomie WLTP : un rayon d'action modeste qui reste le principal compromis de l'offre. En parallèle, Geely prépare une production européenne à Valence, dans l'ancienne usine Ford d'Almussafes, pour échapper aux surtaxes de l'UE sur les véhicules électriques importés de Chine.
Le segment des citadines électriques abordables, longtemps resté un angle mort du marché européen, se remplit à vive allure. Après la Renault 5, la Citroën ë-C3 et la BYD Dolphin Surf, c'est au tour de Geely d'y entrer avec la E2, un modèle vendu en France à partir de 20 990 € en finition Pro, ramené à 19 990 € avec une remise de lancement de 1 000 €. Les commandes ouvrent en septembre 2026, pour des premières livraisons attendues en fin d'année. Le constructeur chinois, propriétaire de Volvo, Polestar et Lotus, positionne d'emblée la E2 comme l'une des propositions les moins chères de sa catégorie sur le sol européen.
Un dérivé du modèle le plus vendu en Chine
La E2 n'est pas un véhicule conçu pour l'Europe : c'est la déclinaison export du Geely Xingyuan, la voiture électrique la plus vendue en Chine avec 465 775 unités écoulées en 2025 et 194 159 livraisons sur le seul premier semestre 2026, selon les chiffres relayés par la presse spécialisée chinoise. Longue de 4,14 mètres, elle repose sur l'architecture GEA maison et conserve une transmission aux roues arrière, choix technique rare sur ce segment de prix. Le moteur unique développe 85 kW (114 ch) et permet d'atteindre 100 km/h en 10,2 secondes. Trois niveaux de finition sont prévus : Pro, Max et Ultra.
Deux batteries sont au catalogue. La version Pro reçoit un pack de 35 kWh homologué à 252 km d'autonomie WLTP, tandis que les finitions supérieures montent à 47 kWh pour 345 km WLTP. Geely annonce une recharge rapide de 30 à 80 % en 25 minutes. C'est sur ce terrain que la E2 accuse son principal retard : la Renault 5 revendique jusqu'à 410 km et la plupart des concurrentes récentes dépassent les 300 km sur leur version d'entrée de gamme. Pour un usage strictement urbain et périurbain, l'écart reste théorique ; il pèsera davantage sur les trajets interurbains réguliers.
Prix agressif, équipement généreux
L'argument central de la E2 est son rapport équipement-prix. Dès la finition Pro, la dotation comprend un écran tactile de 14,6 pouces, des sièges chauffants, sept airbags et une aide à la conduite de niveau 2. Les versions hautes ajoutent une caméra panoramique à 540° et une batterie de fonctions de sécurité active. Côté praticité, la citadine propose un coffre de 375 litres extensible à 1 320 litres, complété par un coffre avant (frunk) de 70 litres, présenté comme le plus volumineux de la catégorie et dimensionné pour ranger les câbles de recharge. Geely assortit l'ensemble d'une garantie de 8 ans ou 200 000 kilomètres. En Belgique, où la E2 a été lancée en premier en août, le tarif de base est de 21 490 € (19 490 € en offre de lancement), soit sous la BYD Dolphin Surf (environ 20 475 €) et nettement en dessous de la Renault 5 (à partir de 24 900 €).
Une production espagnole pour échapper aux droits de douane
Les E2 commercialisées aujourd'hui sont importées de Chine et supportent donc les mesures commerciales de l'UE : au droit de douane classique de 10 % s'ajoute une surtaxe anti-subventions qui atteint près de 29 % pour les véhicules Geely, portant la charge totale à un niveau proche de 35 %. Pour contourner cette barrière, Geely a scellé un accord industriel avec Ford visant l'usine d'Almussafes, près de Valence, que le constructeur américain avait vidée de sa production. Selon la presse automobile, une coentreprise doit y assembler des modèles électriques Geely, avec de premiers véhicules attendus à l'horizon 2027-2028 et un objectif de prix encore plus bas : une réservation anticipée à 13 990 € a été évoquée pour le marché espagnol.
L'arrivée de la E2 illustre la stratégie désormais assumée des constructeurs chinois en Europe : casser les prix sur les petits segments délaissés par les marques historiques, puis localiser la production pour neutraliser les tarifs douaniers et se conformer aux règles d'origine européennes. Pour les acheteurs français, elle élargit une offre de citadines électriques sous 25 000 € encore récente. Pour l'industrie européenne, elle accentue la pression concurrentielle sur un créneau — la voiture électrique accessible — que Bruxelles comme les constructeurs nationaux présentent comme décisif pour la bascule du parc automobile.
Rédaction AtmoGreen Studio
Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.
Sources primaires
- https://carnewschina.com/2026/08/05/geely-e2-electric-hatchback-started-taking-orders-in-europe-at-22490-usd/
- https://www.geelyauto.eu/models/geely-e2
- https://mondial.paris/actualites/auto-news/geely-e2-des-20-990-e-et-jusqua-345-km-dautonomie-83408.html
- https://www.carscoops.com/2026/07/ford-geely-spain-plant/