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Hydrogène décarboné : la DGEC lance une deuxième relève de 250 MW d'électrolyseurs

La Direction générale de l'énergie et du climat a confirmé sur LinkedIn le lancement imminent de la deuxième vague de son mécanisme de soutien à la production d'hydrogène par électrolyse, dotée de 250 MW de capacités. Les candidats éligibles seront désignés début septembre 2026, pour un dépôt des offres avant la fin de l'année. Cette relève succède aux trois premiers lauréats retenus le 22 juillet, qui totalisent 161,4 MW et 778 millions d'euros d'aide sur quinze ans. L'État vise à terme environ 1 GW de capacité d'électrolyse installée en France, réservée aux usages industriels difficiles à décarboner.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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XINWA
Electricity pylon silhouetted against a twilight sky with a moon
PolitiquePhoto d'illustration : Amirreza Taqavi /Unsplash

Quelques semaines après avoir dévoilé ses trois premiers lauréats, l'État français relance la machine. Dans un message publié sur LinkedIn fin août 2026, la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) a annoncé le lancement « imminent » de la deuxième relève de son mécanisme de soutien à la production d'hydrogène décarboné par électrolyse. Cette nouvelle vague porte sur 250 MW de capacités, contre 200 MW initialement mis en jeu lors du premier tour. La DGEC précise que les candidatures s'ouvriront dans les prochains jours, que la sélection des candidats éligibles interviendra début septembre, et que les projets retenus devront déposer leur offre finale avant la fin de l'année 2026.

Un mécanisme de complément de rémunération sur quinze ans

Le dispositif, piloté par la DGEC et opéré par l'Ademe, ne fonctionne pas comme une subvention à l'investissement mais comme une aide au fonctionnement, proportionnelle aux volumes effectivement produits. Le soutien peut atteindre jusqu'à 4 euros par kilogramme d'hydrogène produit et s'étale sur une durée de quinze ans, l'objectif étant de combler l'écart de compétitivité entre l'hydrogène issu de l'électrolyse et l'hydrogène « gris » produit à partir de gaz fossile, aujourd'hui nettement moins cher. Le cahier des charges impose une électricité renouvelable ou bas carbone — le nucléaire est admis —, un plafond de 25 % de composants issus de pays jugés prépondérants sur le marché, et une capacité de modulation obligatoire pour réduire la production en cas de tension sur le réseau électrique.

Le mécanisme cible explicitement les usages industriels difficiles à décarboner : sidérurgie, chimie, production d'engrais azotés, à l'exclusion du raffinage et de la mobilité, cette dernière relevant de dispositifs distincts. Ce recentrage marque une rupture avec la première stratégie hydrogène française, qui misait largement sur les transports.

161,4 MW et 778 millions d'euros pour les trois premiers lauréats

La première relève s'est conclue le 22 juillet 2026, lorsque les ministres Maud Bregeon (Énergie) et Sébastien Martin (Industrie) ont désigné trois lauréats. Le projet FertHySomme, porté par FertigHy, représente à lui seul 95,3 MW destinés à la fabrication d'engrais azotés. eM-Rhône, développé par Elyse Energy, mobilise 61,1 MW pour produire du méthanol de synthèse à usage de la chimie et du transport maritime. Enfin, Hydrozère, d'Engie Solutions, aligne un électrolyseur de 5 MW pour alimenter une activité sidérurgique. Au total, ces trois installations cumulent 161,4 MW de capacité d'électrolyse et bénéficieront de 778 millions d'euros de soutien public répartis sur quinze ans.

Sur les dix projets présélectionnés lors du premier tour, seuls trois ont donc franchi la ligne d'arrivée. Cet écart illustre la difficulté persistante des porteurs de projets à boucler leur plan de financement et à sécuriser des contrats d'achat d'électricité de long terme, dans un contexte où plusieurs grands projets d'hydrogène vert ont été reportés ou abandonnés en Europe depuis 2024.

Objectif : environ 1 GW d'électrolyse en trois vagues

Le mécanisme de soutien constitue l'un des piliers de la stratégie nationale hydrogène révisée en avril 2025, qui vise l'émergence d'environ 1 GW de capacité d'électrolyse installée en France. Avec 161,4 MW déjà attribués et 250 MW remis en jeu, le cumul atteindrait 411,4 MW, soit environ 40 % de la cible, une troisième vague restant prévue pour compléter le dispositif. La DGEC n'a pour l'heure communiqué ni le montant de l'enveloppe budgétaire associée à ces 250 MW, ni les critères d'éligibilité précis retenus pour cette deuxième relève.

Le calendrier resserré — sélection en septembre, offres avant fin décembre — traduit une volonté d'enchaîner les tours sans laisser retomber la dynamique. Il s'inscrit dans un cadre européen où l'hydrogène renouvelable fait l'objet d'objectifs contraignants pour l'industrie et de soutiens dédiés via la Banque européenne de l'hydrogène, alors que la demande industrielle réelle tarde encore à se matérialiser à grande échelle sur le continent.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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