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Aux Pays-Bas, un stationnement partagé pour accélérer les bornes de recharge

Depuis le 1er août 2026, dans dix-neuf communes du Brabant-Septentrional et du Limbourg, des voitures thermiques peuvent légalement se garer sur certaines places de recharge électrique sans risquer d'amende. L'opérateur Vattenfall InCharge teste ce stationnement partagé sur 150 bornes pour contourner la procédure administrative néerlandaise, longue et sujette à recours, qui retarde habituellement la réservation exclusive d'une place aux véhicules électriques. Un groupe témoin de 150 bornes classiques permettra de comparer vitesse de déploiement et disponibilité réelle pour les véhicules qui rechargent. Une piste suivie de près ailleurs en Europe, où les communes peinent souvent à installer des bornes au même rythme que la demande.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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Electric vehicle charging stations along a city street.
PolitiquePhoto d'illustration : Bernd 📷 Dittrich /Unsplash

Depuis le 1er août 2026, dans dix-neuf communes des provinces du Brabant-Septentrional et du Limbourg, une voiture essence ou diesel peut légalement se garer sur certaines places de recharge électrique, sans risquer d'amende ni devoir céder la priorité à un véhicule en train de recharger. Ce n'est pas un renoncement à l'électrification mais une expérimentation menée par l'opérateur de bornes Vattenfall InCharge pour lever un obstacle purement administratif au déploiement de son réseau.

Une réservation qui prend des mois

Aux Pays-Bas, réserver une place de stationnement public exclusivement aux véhicules électriques nécessite une décision municipale formelle, publiée et susceptible de recours — une procédure qui peut retarder de plusieurs mois la mise en service d'une borne fraîchement installée, alors même que la demande de recharge explose dans les quartiers résidentiels. Vattenfall InCharge a donc proposé aux communes volontaires de s'en affranchir sur une partie de son parc : sur les 300 nouvelles bornes installées entre août 2026 et janvier 2027 dans les dix-neuf communes participantes (parmi lesquelles Tilburg, Bergen op Zoom, Vught ou Weert), 150 seront accessibles à tous les véhicules, identifiées par un panneau de circulation adapté ou une dalle de recharge spécifique, tandis que 150 autres resteront réservées aux seules voitures électriques, à titre de groupe témoin.

Ce que le pilote doit mesurer

L'expérimentation vise à comparer les deux modèles sur plusieurs indicateurs : la vitesse effective d'installation et de mise en service des bornes, la disponibilité réelle des places pour les véhicules qui rechargent, le nombre de plaintes et le comportement des automobilistes. Une enquête préalable de Vattenfall montre que 16 % des conducteurs de véhicules thermiques jugent déjà excessive la densité de bornes dans leur quartier, tandis que 51 % des conducteurs de véhicules électriques se disent prêts à libérer volontairement une place occupée pour laisser recharger un autre véhicule — un chiffre que l'opérateur veut vérifier en conditions réelles plutôt que sur simple déclaration.

« Cette expérience nous aide à comprendre comment fonctionnent en pratique les places partagées », résume Alied Wessels Boer, directeur de Vattenfall InCharge, cité dans le communiqué de l'entreprise.

Le choix des deux provinces n'est pas anodin : le Brabant-Septentrional et le Limbourg comptent parmi les régions néerlandaises où la pression conjointe du stationnement résidentiel et de la demande de recharge est la plus forte, un phénomène qui touche aussi les grandes agglomérations françaises et européennes à mesure que le parc électrique croît. En France, la réservation d'une place de recharge sur voirie relève également d'un arrêté municipal, généralement pris après avis technique, sans le même formalisme de recours systématique qu'aux Pays-Bas — mais le goulot d'étranglement administratif, lui, est comparable partout où les communes peinent à suivre le rythme d'installation des opérateurs.

Si le pilote néerlandais confirme qu'un stationnement partagé n'empêche pas les véhicules électriques d'accéder aux bornes lorsqu'ils en ont besoin, il pourrait nourrir une réflexion plus large en Europe sur la manière de découpler la vitesse de déploiement des infrastructures de recharge des lourdeurs de réservation exclusive de l'espace public. Le suivi, qui doit se poursuivre plusieurs mois après l'installation des dernières bornes en janvier 2027, sera déterminant pour savoir si Vattenfall InCharge généralise ou abandonne l'approche.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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