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À Nice, 86 bornes d'autopartage abandonnées par Mobilize deviennent publiques

Après l'arrêt de son service d'autopartage électrique le 30 juin 2026, Mobilize a cédé à la métropole Nice Côte d'Azur 86 emplacements de recharge jusque-là réservés à sa flotte. Remis à niveau et intégrés au réseau public Prise de Nice, exploité par Izivia (filiale d'EDF), ils ont rouvert à tous les automobilistes le 17 juillet, portant l'offre de recharge accessible au public à Nice en hausse de 20 %. Un exemple concret de reconversion d'infrastructure privée en service public, alors que le réseau niçois a déjà enregistré plus de 410 000 sessions de recharge en 2025.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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an electric car plugged in to a charging station
ÉnergiePhoto d'illustration : Sue Winston /Unsplash

Le 30 juin 2026, Mobilize Share, le service d'autopartage électrique du groupe Renault, a mis un terme à son activité niçoise. Plutôt que de démonter ou de laisser à l'abandon les 86 points de charge que la filiale réservait jusqu'alors à ses seuls véhicules en libre-service, la métropole Nice Côte d'Azur a choisi de les récupérer, de les remettre à niveau techniquement, puis de les ouvrir à l'ensemble des automobilistes. Depuis le 17 juillet, ces bornes sont intégrées au réseau public Prise de Nice, exploité par Izivia, filiale de recharge du groupe EDF.

Une extension de 20 % concentrée sur les zones les plus fréquentées

Sur les 86 points récupérés, 80 se trouvent à Nice même, les 6 restants étant répartis à Cagnes-sur-Mer (station Bir-Hakeim), Carros (station Roure) et Villefranche-sur-Mer (avenue du Général-de-Gaulle). Selon la métropole, cette bascule représente une extension de 20 % du réseau de recharge accessible au public dans la ville de Nice. Les nouveaux points renforcent des secteurs déjà denses en trafic automobile et touristique : la Promenade des Anglais et Nice Ouest, les abords du port et du Vieux-Nice, le centre-ville et le quartier des Musiciens, les gares Thiers et Nice-Sud, ainsi que Nice Nord autour du boulevard de Cessole et de la place Alexandre-Médecin.

Concrètement, l'automobiliste localise une borne disponible et consulte son tarif via la carte interactive de prisedenice.fr, puis recharge grâce à un badge d'abonné ou en paiement à l'acte par carte bancaire après avoir scanné le QR code apposé sur chaque station. Les bornes sont accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, à l'exception de celles situées dans des parkings-relais, soumises aux horaires d'ouverture de ces infrastructures.

Un réseau qui absorbe une demande en forte croissance

La métropole justifie cette réaffectation par la progression rapide des usages : le réseau Prise de Nice a enregistré plus de 410 000 sessions de recharge sur la seule année 2025. Plutôt que de multiplier les nouvelles implantations, coûteuses en génie civil et en raccordement électrique, la collectivité a privilégié la reconversion d'un parc déjà câblé et positionné sur des emplacements de voirie stratégiques — une manière de gagner en densité de recharge sans attendre de nouveaux chantiers.

Ce choix s'inscrit aussi dans un contexte plus large de recentrage stratégique chez Renault. Le groupe a resserré ses activités de mobilité partagée fin 2025 sous la direction de François Provost, abandonnant au passage plusieurs projets annexes, dont le quadricycle électrique Mobilize Duo. L'arrêt de Mobilize Share à Nice s'ajoute à cette liste, sans toutefois se traduire par une perte sèche d'infrastructure : le relais a été pris localement par la collectivité et son exploitant.

Pour les autres métropoles françaises confrontées à la fin programmée ou anticipée d'un service d'autopartage électrique, l'opération niçoise offre un précédent concret : plutôt que de démanteler des bornes déjà raccordées au réseau électrique, il est possible de les basculer vers un usage public moyennant une remise à niveau technique et une intégration à la supervision d'un opérateur existant, ici Izivia. Ce type de transition pourrait devenir un levier récurrent à mesure que les opérateurs d'autopartage réajustent leurs flottes, alors même que les collectivités cherchent, de leur côté, à densifier rapidement leur maillage de recharge publique.

Aucun calendrier de nouvelles extensions n'a été communiqué par la métropole à ce stade, mais la trajectoire de fréquentation du réseau Prise de Nice laisse présager d'autres annonces à mesure que le parc de véhicules électriques continue de croître sur le territoire azuréen.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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