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Un parc solaire de 1,2 GW prend racine sur un site minier de charbon au Texas

Panamint Capital a lancé la construction du parc solaire et de stockage Big Rooter Power, d'une capacité de 1,2 gigawatt, sur le site énergétique de Twin Oaks près de Bremond, au Texas, à mi-chemin entre Dallas et Houston. D'un coût de 1,7 milliard de dollars, le projet se déploiera en deux phases : Big Rooter West (491 MWdc), attendu en service en août 2028, puis Big Rooter East (658 MWdc), dont la construction doit débuter en décembre 2026. Fait notable, la centrale au lignite de 310 MW et la mine à ciel ouvert voisine continueront d'opérer en parallèle, sans annonce de fermeture. L'opération, qui doit générer plus de 800 emplois de construction, illustre la réutilisation du foncier et des infrastructures de raccordement des sites énergétiques historiques pour accélérer le déploiement solaire à grande échelle aux États-Unis.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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Panamint Capital
ÉnergieImage : Panamint Capital

Le développeur Panamint Capital, filiale adossée à Global Atlantic Financial Group (groupe KKR), a lancé début 2026 la construction de Big Rooter Power, un ensemble solaire et de stockage de 1,2 gigawatt (GWdc) au sein du site énergétique de Twin Oaks, près de Bremond, dans le comté de Robertson, à mi-chemin entre Dallas et Houston. Évalué à 1,7 milliard de dollars, le projet s'étend sur environ 10 000 acres (plus de 4 000 hectares) et doit compter, une fois achevé, parmi les plus vastes parcs solaires du Texas.

La construction se déroule en deux temps. La première phase, Big Rooter West, portera sur 491 mégawatts (MWdc) et doit entrer en service commercial en août 2028. La seconde, Big Rooter East, ajoutera 658 MWdc supplémentaires ; son chantier doit démarrer en décembre 2026 pour une mise en service visée à l'été 2029. Environ deux millions de panneaux photovoltaïques, fabriqués par First Solar dans ses usines de l'Ohio, de la Louisiane et de l'Alabama, seront installés sur des trackers à un axe fournis par Nextpower. SOLV Energy assure la maîtrise d'œuvre (EPC) du chantier.

Une centrale au charbon et sa mine qui continuent de tourner à côté

Particularité du dossier : ni la centrale au lignite de Twin Oaks (310 MW), ni la mine à ciel ouvert de Calvert qui l'alimente ne ferment. Cette dernière, qui dispose encore d'environ 19 millions de tonnes de réserves exploitables, continuera d'alimenter la centrale thermique, et Panamint Capital étudierait même une extension de l'extraction ainsi que la construction d'un terminal ferroviaire pour prolonger les livraisons de charbon. Une fois Big Rooter Power pleinement opérationnel, le complexe de Twin Oaks combinera donc 1,5 GW de capacité thermique et renouvelable sur un seul et même site.

Ce choix illustre une logique moins habituelle qu'une fermeture-remplacement : celle de la réutilisation des infrastructures de raccordement existantes plutôt que du foncier laissé vacant par un site fermé. Le projet mobilisera plus de 20 miles (environ 32 km) de nouvelles lignes à très haute tension de 345 kV pour s'y raccorder, en s'appuyant sur la capacité de transport déjà présente autour d'une centrale historique — un point de connexion au réseau qui, aux États-Unis, peut prendre des années à obtenir pour un projet parti de zéro.

Le stockage occupe une place centrale dans le dispositif : 1,6 gigawattheure (GWh) de batteries doivent être installés pour lisser la production solaire et sécuriser la fourniture, notamment via un accord d'achat d'électricité de long terme conclu avec une grande entreprise américaine dont l'identité n'a pas été rendue publique. Le site prévoit par ailleurs jusqu'à 790 MW de capacité dédiée à de futurs centres de données, gros consommateurs d'électricité en forte croissance au Texas.

"Big Rooter Power représente notre vision pour tirer davantage parti des infrastructures énergétiques américaines", résume Apolka Totth, directrice générale de Panamint Capital.

Sur le plan financier, le projet bénéficie du classement du site en "communauté énergétique" (energy community) au sens de la réglementation fédérale américaine, qui permet de majorer le crédit d'impôt à l'investissement (ITC) jusqu'à 50 % du coût du projet pour les installations construites sur d'anciens bassins d'emploi liés aux énergies fossiles. L'approvisionnement en modules et structures auprès de fabricants américains (First Solar, Nextpower) renforce également l'éligibilité aux bonus de contenu domestique prévus par la loi.

Le chantier doit générer plus de 800 emplois de construction et une contribution économique locale estimée à 66 millions de dollars sur la durée du projet. Big Rooter Power rejoint une liste encore courte mais croissante de reconversions solaires sur d'anciens sites miniers américains, aux côtés par exemple du projet Tilden (186 MW, Illinois) ou de Martin County Solar (111 MW, Kentucky) — deux installations bâties sur des mines abandonnées. Sa singularité tient à son échelle inédite et au maintien en activité, aux côtés du solaire, de la centrale et de la mine qu'il ne remplace pas.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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