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Solaire et éolien accélèrent en France au premier semestre, le biométhane marque le pas

Selon les tableaux de bord publiés début septembre par le service statistique du ministère de la Transition écologique, le mix renouvelable français avance à deux vitesses sur les six premiers mois de 2026. Le solaire bat un nouveau record avec 3 GW raccordés, et l'éolien franchit une étape symbolique avec la mise en service des deux premiers parcs flottants français, au large de Leucate et Gruissan. Le biométhane, lui, marque le pas : les nouvelles capacités injectées reculent d'un tiers sur un an, freinées par l'attente des décrets fixant les règles de soutien après 2028.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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blue solar panels on green grass field under white clouds and blue sky during daytime
ÉnergiePhoto d'illustration : Sungrow EMEA /Unsplash

Publiés le 4 septembre par le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, les tableaux de bord trimestriels dressent un état des lieux précis du mix électrique renouvelable français à la mi-2026. Verdict : deux filières accélèrent nettement, une troisième ralentit sous l'effet d'un flou réglementaire persistant.

Le solaire installe à un rythme record

Avec 3 GW raccordés au réseau entre janvier et juin, le solaire photovoltaïque dépasse très légèrement son propre record de 2025 (2,9 GW sur la même période) et porte la puissance totale du parc français à 34 GW au 30 juin. Sur le seul deuxième trimestre, la production a atteint 14,1 TWh, en hausse de 18 % sur un an, et a couvert 8,6 % de la consommation électrique métropolitaine hors autoconsommation - une part qui continue de grimper à mesure que les grandes centrales au sol et les installations en toiture industrielle se multiplient.

L'éolien flottant sort du stade expérimental

Le parc éolien a gagné 0,8 GW en six mois (0,5 GW à terre, 0,3 GW en mer) pour atteindre 26,7 GW fin juin, dont 2,3 GW offshore. Près d'un tiers de cette puissance nouvelle provient de la montée en puissance du parc de Dieppe - Le Tréport, mis en service progressivement depuis fin 2025. Le semestre marque surtout une première symbolique : la mise en service des deux fermes pilotes d'éolien flottant en Méditerranée, Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion au large de Leucate et Eolmed au large de Gruissan, 30 MW chacune.

Ces deux démonstrateurs, conçus pour valider la tenue de turbines ancrées par plusieurs dizaines de mètres de fond dans une mer aux conditions plus modérées que l'Atlantique, doivent servir de base technique et industrielle à des projets commerciaux à plus grande échelle envisagés au large des côtes occitanes dans les prochaines années. La file d'attente de raccordement reste par ailleurs conséquente, à 16,2 GW au 30 juin, dont 2,9 GW pour le seul offshore.

Le biométhane freiné par l'attente des décrets post-2028

Le biométhane injecté dans les réseaux de gaz raconte une histoire différente. Le parc continue de croître - 837 installations pour une capacité totale de 16,2 TWh/an au 30 juin, en hausse de 3 % depuis fin 2025 - mais le rythme des nouvelles mises en service s'est nettement contracté : seulement 431 GWh/an de capacité supplémentaire raccordée au premier semestre, contre 641 GWh/an un an plus tôt, soit un recul d'un tiers.

Le SDES ne détaille pas les causes du ralentissement dans son tableau de bord, mais la filière elle-même pointe un facteur précis, documenté par la presse spécialisée du secteur gazier : les décrets qui doivent fixer la trajectoire de soutien après 2028, ainsi que les conditions des futurs certificats de production de biogaz, se font toujours attendre. Sans cette visibilité réglementaire, une partie des porteurs de projets peine à boucler son financement et à engager la construction, malgré une file d'attente qui, elle, continue de grossir : 1 357 dossiers représentant 23,4 TWh/an, en hausse de 25 % sur un an.

Le contraste entre un pipeline de projets en forte croissance et un flux de mises en service ralenti suggère un phénomène d'attente plutôt qu'un désintérêt pour la filière - les porteurs de projets semblent temporiser plutôt qu'abandonner leurs dossiers. Reste que ce délai a un coût direct pour la trajectoire de décarbonation du gaz consommé en France, un des objectifs affichés de la programmation pluriannuelle de l'énergie publiée en février 2026.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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