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ID. Buzz : Volkswagen prépare une 2e génération pour casser la barrière du prix

Le minibus électrique de Volkswagen n'a pas trouvé son public, et son patron Thomas Schäfer admet que le modèle repose sur une base de coûts inadaptée. Une deuxième génération est confirmée, bâtie sur la future plateforme SSP du groupe et peut-être sur des batteries LFP moins coûteuses. Aucun prix cible ni date de lancement n'a été annoncé. En Europe, où l'ID. Buzz dépasse les 50 000 euros en France, l'enjeu est de voir si la baisse des coûts de production se traduira en tarifs plus accessibles.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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XINWA
A bus drives down a street past a pole
ÉnergiePhoto d'illustration : Bob Wells /Unsplash

Lancé en 2022 avec un style hérité du célèbre Combi, l'ID. Buzz devait faire de la mobilité électrique familiale un objet de désir. Quatre ans plus tard, Volkswagen reconnaît que le succès commercial n'est pas au rendez-vous. Lors du Mondial de l'Auto 2026 à Paris, le patron de la marque, Thomas Schäfer, a confirmé à Auto Express qu'une nouvelle génération du minibus était en préparation, avec un objectif central : réduire son coût.

Un diagnostic assumé : une structure de coûts inadaptée

Selon les propos rapportés par Auto Express et relayés par The Driven, Thomas Schäfer estime que le modèle actuel repose sur une base de coûts qui rend difficile l'accès au marché de volume. En France, l'ID. Buzz démarre au-dessus de 50 000 euros, un niveau qui le place loin des attentes de la plupart des ménages, y compris ceux déjà convaincus par l'électrique.

It is on the wrong cost base.

Cette franchise est notable : le constructeur ne pointe pas un problème d'image ou de design, mais bien un problème économique de fond, que le simple jeu de remises ne règle qu'en partie. Des campagnes de promotion importantes ont d'ailleurs été observées sur d'autres marchés ces derniers mois, signe que le positionnement tarifaire initial a été difficile à tenir.

La plateforme SSP au cœur du pari

La deuxième génération doit quitter la plateforme MEB, qui équipe aujourd'hui la gamme électrique de Volkswagen, pour la future Scalable Systems Platform (SSP) du groupe. Cette architecture est censée améliorer l'autonomie, la vitesse de recharge et le logiciel embarqué, tout en réduisant les coûts de développement et de fabrication grâce à une utilisation partagée entre les nombreuses marques du groupe. Plus un composant ou une architecture sont mutualisés, plus leur prix unitaire baisse : c'est le levier sur lequel Volkswagen compte pour rendre ses futurs véhicules électriques plus accessibles.

Thomas Schäfer a aussi évoqué l'intérêt des batteries LFP (lithium-fer-phosphate), généralement moins chères que les chimies à base de nickel, manganèse et cobalt. Les caractéristiques exactes de la batterie de la future génération n'ont toutefois pas été confirmées.

Un design qui évite le piège du rétro

Le directeur du design, Andreas Mindt, a averti qu'il ne souhaitait pas répéter indéfiniment un style rétro, pour éviter l'écueil rencontré autrefois par la New Beetle. Le véhicule conservera un caractère distinctif, a-t-il promis à Auto Express, affirmant que l'avenir du modèle serait « intéressant ». Selon la presse spécialisée, l'habitacle devrait aussi gagner en ergonomie, avec un retour de commandes physiques.

Ce qui reste inconnu

Aucun prix cible n'a été communiqué, et Volkswagen n'a pas donné de date de lancement. Les médias divergent sur le calendrier, la plateforme SSP devant d'abord débuter sur d'autres modèles du groupe avant la fin de la décennie, ce qui laisse penser à une arrivée tardive du successeur de l'ID. Buzz.

Pour les acheteurs européens, l'annonce est donc avant tout un signal d'orientation : l'industrie automobile semble désormais admettre que la réduction des coûts, plus que la seule performance ou le design, conditionne la diffusion de l'électrique. Reste à vérifier, au moment du lancement, si les économies promises sur la plateforme et la batterie se retrouveront réellement dans l'étiquette de prix.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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