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Éolien en mer : l'AO10 entre dans le dur avec le dépôt des offres

Les candidats remettent ce 12 octobre leurs offres pour l'AO10, le dixième appel d'offres français pour l'éolien en mer. Il porte sur près de 10 GW répartis entre éolien posé et flottant, sur toutes les façades maritimes, soit cinq fois la capacité aujourd'hui en service dans le pays. L'instruction par la CRE se poursuivra jusqu'à fin 2026 ou début 2027, pour une désignation des lauréats attendue en février 2027. Pour la France, c'est le test décisif de sa trajectoire vers 45 GW d'ici 2050.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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ÉnergiePhoto d'illustration : Nicholas Doherty /Unsplash

Le dépôt des offres pour le dixième appel d'offres français dans l'éolien en mer, l'AO10, marque ce 12 octobre une étape clé pour la filière. Le cahier des charges avait été publié le 12 juin par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), laissant quatre mois aux candidats pour constituer leurs dossiers. Par son ampleur, l'AO10 dépasse de loin tout ce que le pays a lancé jusqu'ici dans ce domaine.

Près de 10 GW, posé et flottant à parts égales

L'appel d'offres porte sur près de 10 GW de nouvelles capacités, réparties à parts à peu près égales entre éolien posé (environ 5 GW) et éolien flottant (environ 5 GW). Selon la Commission européenne, qui a approuvé le dispositif français de soutien, il couvre 11 projets sur la Manche et la mer du Nord, l'Atlantique et la Méditerranée. Pour mesurer le changement d'échelle : la France a connecté 2,3 GW d'éolien en mer à la fin du premier trimestre 2026, sur 26,3 GW d'éolien au total.

Parmi les zones citées dans les documents officiels figurent Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, Golfe du Lion Centre et Golfe de Fos. Le dispositif privilégie, lorsque c'est pertinent, les extensions de champs existants afin de limiter les coûts de raccordement au réseau.

Un soutien public de 63 milliards d'euros sur 25 ans

Le mécanisme de soutien prend la forme d'une prime variable dans le cadre d'un contrat pour différence à double sens : l'État verse un complément aux producteurs lorsque les prix de marché passent sous le prix de référence, et les producteurs reversent à l'État lorsqu'ils le dépassent. Bruxelles a validé une enveloppe potentielle de 63 milliards d'euros sur 25 ans. Le prix moyen pondéré visé est de l'ordre de 100 €/MWh sur 25 ans.

Les 11 parcs pourraient atteindre 11,1 GW installés et produire jusqu'à 47,8 TWh par an, soit environ 10,6 % de la consommation annuelle d'électricité française. En comparaison, l'éolien en mer a produit 5,7 TWh en 2025 selon les statistiques officielles.

La décision d'aujourd'hui ouvre la voie au régime français de soutien à l'éolien en mer.

Cette déclaration est celle de Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, lors de l'approbation du régime. De son côté, le ministère chargé de l'Énergie présente le programme comme un « changement d'échelle » et « l'un des plus importants programmes de développement de l'éolien en mer jamais engagé en Europe ».

Un calendrier serré jusqu'en 2027

Après le dépôt, la CRE instruira les offres d'ici la fin 2026 ou le début 2027. Le ministre chargé de l'Énergie doit ensuite désigner les lauréats en février 2027. Les développeurs retenus entameront alors les études, les autorisations et les raccordements, des phases qui s'étendent traditionnellement sur plusieurs années avant la mise en service.

L'enjeu dépasse un seul appel d'offres. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), publiée en février, vise 15 GW d'éolien en mer en service en 2035 et 45 GW à l'horizon 2050, avec un facteur de charge attendu de 45 %. La filière a ralenti en 2025 : l'AO10, par sa taille, doit redonner de la visibilité aux industriels, aux ports et à la chaîne de sous-traitance. Les noms des candidats, que la presse spécialisée commence à identifier, ne seront en revanche connus officiellement qu'à la désignation des lauréats.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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