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Façades isolantes : Myral mise sur l'aluminium recyclé pour diviser par deux son empreinte carbone

Le fabricant bourguignon Myral, spécialiste depuis 1987 de l'isolation thermique par l'extérieur posée sans ossature, a présenté fin juin à Paris sa nouvelle offre « ITE augmentée » : un panneau de façade composé pour moitié de matières recyclées, aluminium, mousse polyuréthane et PVC. Selon les fiches environnementales de l'entreprise, l'empreinte carbone du panneau tombe à 18,6-22 kg de CO2 équivalent par m², contre 38 kg pour la version précédente, soit une baisse d'environ 44 %. De quoi placer ce système de vêture parmi les solutions d'isolation par l'extérieur les moins carbonées du marché français, sur la base d'une comparaison portant sur 150 produits homologués.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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a tall white building with a blue sky in the background
MatériauxPhoto d'illustration : Artur Voznenko /Unsplash

Dans un secteur du bâtiment sous pression pour réduire son empreinte carbone — la RE2020 impose désormais un bilan sur l'ensemble du cycle de vie des matériaux de construction — les fabricants de systèmes d'isolation thermique par l'extérieur (ITE) cherchent à décarboner leurs produits sans sacrifier leurs performances. C'est dans ce contexte que Myral, industriel basé à Is-sur-Tille en Côte-d'Or et spécialiste depuis 1987 des panneaux de façade posés sans ossature, a présenté le 24 juin à La Recyclerie, à Paris, sa nouvelle offre baptisée « ITE augmentée ».

Un panneau composé pour moitié de matières recyclées

Le principe de pose reste inchangé — un panneau ultra-léger de 4 à 6 kg/m² qui s'emboîte directement sur le mur porteur, sans ossature intermédiaire, ce qui limite les ponts thermiques — mais la composition du panneau a été revue en profondeur. L'aluminium du parement, la mousse polyuréthane isolante et le PVC des rives d'emboîtement intègrent désormais environ 50 % de matières recyclées ou issues de ressources alternatives aux matières premières vierges.

Concrètement, Myral revendique le recyclage de plus de 6 millions de canettes en aluminium par an pour la fabrication des parements, de plus de 4 millions de bouteilles en PET pour la mousse isolante, et de plus de 12 000 menuiseries PVC en fin de vie pour les profils d'emboîtement. Ces filières d'approvisionnement en matière recyclée, construites avec des partenaires industriels, ont été validées par un avis technique du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) obtenu en début d'année 2026, condition nécessaire pour que le produit puisse être prescrit sur des chantiers en France.

Une empreinte carbone quasiment divisée par deux

Sur le plan environnemental, Myral avance des chiffres issus de ses Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES), le format réglementaire utilisé en France pour évaluer l'impact carbone des produits de construction. Le panneau ITE augmentée affiche une empreinte comprise entre 18,6 et 22 kg de CO2 équivalent par m², selon les finitions, contre 38 kg CO2 eq/m² pour la génération précédente commercialisée en 2024 — soit une réduction d'environ 44 %.

En comparant ce résultat aux FDES d'une centaine cinquantaine de produits d'isolation par l'extérieur commercialisés en France et en Europe, l'entreprise se positionne parmi les cinq systèmes les moins carbonés toutes familles d'ITE confondues, et en tête des solutions de vêture — sa catégorie de spécialité, qui regroupe les bardages rapportés ventilés ou collés. Ces déclarations environnementales, vérifiées par un organisme tiers avant publication dans la base INIES (la base de données de référence utilisée pour les calculs réglementaires RE2020), engagent contractuellement le fabricant sur la durée de vie affichée du produit.

Pour Myral, PME industrielle qui emploie plusieurs centaines de salariés sur son site de Côte-d'Or, ce repositionnement s'inscrit dans une stratégie plus large de décarbonation engagée depuis 2023. L'entreprise mise sur ces nouvelles FDES pour se différencier sur le marché de la rénovation énergétique des bâtiments publics et des logements collectifs, un segment appelé à croître avec la montée en puissance des obligations de rénovation thermique en France et dans l'Union européenne.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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