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Montézic 2 : EDF creuse ses premières galeries pour doper la plus grande batterie d'Aveyron

Dans l'Aveyron, EDF a lancé les travaux de reconnaissance de l'extension de la station de pompage-turbinage de Montézic, qui doit ajouter environ 460 MW à l'installation actuelle de 920 MW. Environ 1 280 m de galeries seront creusés à l'explosif sur 24 mois pour sonder le massif rocheux avant toute construction. Le projet, estimé à plus de 500 millions d'euros, n'a pas encore reçu tous les feux verts de l'État. Il illustre le retour des STEP dans la stratégie française de flexibilité du réseau, face à la montée des renouvelables.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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ÉnergiePhoto d'illustration : Callum Blacoe /Unsplash

Les premiers coups de pioche ont été donnés à Montézic, dans l'Aveyron. EDF y a lancé, selon Révolution Énergétique, le chantier de reconnaissance de « Montézic 2 », l'extension de l'une des plus puissantes stations de transfert d'énergie par pompage (STEP) de France. Il ne s'agit pas encore de la construction de l'ouvrage définitif, mais d'une phase d'exploration du massif, étape indispensable avant de creuser une seconde centrale souterraine.

Un chantier de sondage de 24 mois

Les travaux de reconnaissance, commencés en juin 2026, doivent durer 24 mois. Ils comprennent une galerie d'accès de 727 mètres et deux galeries exploratoires totalisant plus de 550 mètres, soit environ 1 280 mètres creusés au total. Ces galeries seront complétées par des sondages et des essais géotechniques destinés à vérifier la qualité de la roche à l'endroit où devra prendre place la future caverne.

Le creusement se fait à l'explosif, une méthode jugée adaptée aux roches dures du massif. Le groupe NGE, prestataire d'EDF pour cette phase, doit extraire environ 75 000 m³ de déblais, qu'il promet de valoriser au plus près du site. Des opérations de revégétalisation et de stabilisation des sols sont également prévues.

Ce que l'extension changerait pour la station

Mise en service en 1982, la station de Montézic se situe à environ 400 mètres sous terre. Elle compte quatre turbines pour 920 MW et figure parmi les deux plus puissantes centrales hydroélectriques de France. Elle fonctionne entre deux réservoirs existants : le bassin supérieur de Montézic et le bassin inférieur de Couesques.

Le projet d'extension prévoit une seconde centrale souterraine équipée de deux nouvelles turbines réversibles, pour environ 460 MW supplémentaires, soit près de la moitié de la puissance actuelle. L'extension ne modifie pas la capacité des bassins : elle augmente la puissance disponible, donc la rapidité et l'ampleur avec lesquelles le système peut injecter ou absorber de l'électricité. Les sources consultées donnent des chiffres légèrement différents selon les documents (de 460 à 466 MW supplémentaires), ce qui reflète des évolutions de conception encore en cours.

L'investissement est estimé à plus de 500 millions d'euros, selon l'AFP et la presse économique régionale. Le chantier de construction proprement dit, une fois la reconnaissance achevée, est évoqué sur une durée de l'ordre de cinq ans.

Pourquoi les STEP reviennent au premier plan

Les STEP sont aujourd'hui le principal moyen de stocker l'électricité à grande échelle. Elles pompent de l'eau vers un bassin haut lors des périodes de surproduction, puis la turbinent en cas de besoin. Selon l'AFP, EDF exploite les six principales STEP françaises, pour 5 GW installés, et estime pouvoir en ajouter 3,5 GW pour répondre aux besoins croissants de flexibilité.

Elles fonctionnent comme une batterie : elles sont capables, en 3 minutes, de fournir de l'électricité à la demande. — Jean-Hubert Beau d'Arboussier, responsable des centrales de Montézic chez EDF Hydro (AFP)

Cette flexibilité devient stratégique à mesure que le solaire et l'éolien gagnent du poids dans le mix. L'hydroélectricité a fourni 14 % de l'électricité française en 2024, deuxième source après le nucléaire. EDF prévoit 4,5 milliards d'euros d'investissements hydrauliques d'ici 2035, après des années de blocage lié au contentieux sur les concessions avec la Commission européenne.

Des autorisations encore à obtenir

Le calendrier reste conditionnel : l'extension n'a pas encore obtenu tous les feux verts de l'État, et EDF anticipe en lançant dès maintenant la reconnaissance. Montézic 2 s'inscrit par ailleurs dans un trio de projets de STEP que l'entreprise développe dans la région, avec Le Pouget, également en Aveyron, et un site en Ariège. Les résultats des sondages détermineront la faisabilité technique et le coût final de l'ouvrage.

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Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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