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BW ESS s'implante en France avec 800 MWh de stockage par batteries

L'opérateur de stockage BW ESS fait son entrée sur le marché français en rachetant à Recurrent Energy, filiale de Canadian Solar, deux projets de batteries autonomes à Baixas (Pyrénées-Orientales) et Coquainvilliers (Calvados). Chacun affiche 100 MW et 400 MWh, soit 200 MW et 800 MWh au total. Le prix n'est pas communiqué et aucune date de mise en service n'est annoncée. Pour le réseau français, ces batteries ajouteraient de la flexibilité, en complément d'un parc nucléaire peu modulable et d'un solaire en forte croissance.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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a row of orange and white electrical wires
ÉnergiePhoto d'illustration : Homa Appliances /Unsplash

Le stockage par batteries à grande échelle gagne du terrain en France, et un nouvel opérateur international vient de s'y positionner. BW ESS, groupe spécialisé dans le développement, la construction, la détention et l'exploitation d'installations de stockage, a annoncé le 29 octobre 2026 l'acquisition de deux projets de batteries autonomes auprès de Recurrent Energy, filiale du groupe Canadian Solar. Les deux dossiers totalisent 200 MW de puissance et 800 MWh de capacité.

L'opération marque la première transaction entre les deux entreprises et, surtout, l'entrée de BW ESS sur le marché français, qui devient le septième pays où l'opérateur est présent après le Royaume-Uni, l'Australie, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et la Suède. Le montant de la cession n'a pas été rendu public.

Deux sites de 100 MW / 400 MWh

Le premier projet se situe à Baixas, dans les Pyrénées-Orientales. Le second est implanté à Coquainvilliers, dans le Calvados. Chacun représente 100 MW de puissance pour 400 MWh de capacité, soit une durée de décharge d'environ quatre heures à pleine puissance. Cette durée est notable : elle permet de décaler de la production solaire de la mi-journée vers la pointe du soir, et pas seulement de lisser des variations de très court terme.

Selon le communiqué, les deux projets ont des démarches de raccordement au réseau de transport avancées. Les sites sont présentés comme bénéficiant de conditions de réseau favorables, avec très peu de contraintes attendues. Le raccordement est devenu l'un des principaux facteurs de délai pour les projets de stockage en Europe, ce qui explique l'insistance sur ce point.

Un partage des rôles entre développeur et exploitant

Recurrent Energy a conduit le développement depuis l'origine : maîtrise foncière, démarches de raccordement, autorisations et concertation locale. Le développeur continuera de piloter les étapes restantes. BW ESS prendra ensuite le relais pour la construction et la mise en service commerciale, puis prévoit de détenir et d'exploiter les installations sur le long terme.

Ce schéma est courant dans le secteur : un développeur local ou spécialisé fait mûrir le projet jusqu'à un stade « prêt à construire », puis le cède à un opérateur doté des moyens financiers et industriels pour le bâtir et le gérer. Aucun calendrier de mise en service ni date de raccordement n'est communiqué à ce stade, et la vente reste conditionnée à l'atteinte des jalons restants.

Pourquoi des batteries à côté du nucléaire

Dans le communiqué, Erik Strømsø, directeur général et cofondateur de BW ESS, présente l'arrivée en France comme une étape importante et une suite naturelle de l'expansion internationale du groupe, dont il veut faire une présence significative. Il souligne aussi que les batteries peuvent compléter le socle nucléaire français par leur réactivité : équilibrer le système, absorber les excédents et restituer de l'énergie bas-carbone aux moments de forte valeur.

Cet argument répond à un enjeu concret du système électrique français : des périodes de prix très bas, voire négatifs, lors des pics de production solaire et éolienne, et des tensions en soirée. Le stockage stationnaire offre un moyen de valoriser ces excédents plutôt que de les écrêter. De son côté, Dylan Marx, directeur général de Recurrent Energy, y voit la confirmation de la solidité de l'activité de stockage de son entreprise en France.

Un signal pour le marché français

BW ESS affiche plus de 540 MWh en exploitation et environ 12 GWh en construction ou préconstruction selon le communiqué, avec plusieurs gigawatts en développement. À l'échelle de ce portefeuille, 800 MWh en France restent modestes, mais le pays offre une visibilité de long terme, notamment grâce au besoin de flexibilité qu'engendre la montée des renouvelables.

Pour les lecteurs français, l'enjeu est moins l'annonce elle-même que le mouvement qu'elle illustre : l'arrivée d'opérateurs internationaux de stockage, qui apportent capitaux et savoir-faire, sur des projets développés localement. Reste à voir à quelle vitesse ces sites franchiront les dernières étapes, raccordement et construction, avant d'être réellement utiles au réseau.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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