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Carburants au-dessus de 2 € : la recharge électrique coûte près de trois fois moins cher par mois

Alors que le gazole et le SP95 restent installés au-dessus de 2 € le litre, les données Roole Data montrent un écart grandissant entre motorisations : 119 € par mois d'énergie pour un conducteur diesel en juin 2026, 137 € en essence, contre 46 € stables pour l'électrique. Sur 15 000 km par an, l'écart dépasse 1 600 € au profit de la recharge à domicile. Reste la question de l'accès : le leasing social, relancé le 16 juillet 2026 avec 401 millions d'euros et des loyers plafonnés à 200 € par mois, vise au moins 50 000 ménages modestes.

Par Rédaction AtmoGreen Studio
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black car parked beside brown brick wall
ÉnergiePhoto d'illustration : Evnex Ltd /Unsplash

La rentrée 2026 prolonge une tendance amorcée dès le début de l'année : le prix à la pompe ne cesse de grimper. Selon les relevés publiés en septembre, le SP95 et le gazole se maintiennent au-dessus de 2 € le litre en moyenne nationale, et certaines simulations retiennent même un gazole autour de 2,40 €. Pour les ménages dont la mobilité dépend d'une voiture thermique, la facture énergétique mensuelle suit mécaniquement cette courbe. Pour ceux qui roulent à l'électricité, elle ne bouge pratiquement pas.

Ce que disent les données Roole Data

La plateforme Roole Data, spécialisée dans l'exploitation des données publiques liées à l'automobile, a calculé le budget énergétique mensuel moyen par motorisation. En juin 2026, un conducteur de voiture essence consacrait en moyenne 137 € par mois au carburant, soit 25 € de plus qu'en janvier. En diesel, la dépense est passée de 98 € à 119 € sur la même période (+21 €). Les hybrides non rechargeables atteignent 111 € (+20 €) et les hybrides rechargeables 88 € (+10 €).

La voiture électrique fait figure d'exception : son budget énergie reste stable autour de 46 € par mois, un niveau quasiment inchangé depuis août 2025. Pour comparaison, en 2025, Roole Data mesurait 119 € par mois en essence, 94 € en diesel et 45 € en électrique. L'écart entre thermique et électrique s'est donc nettement creusé en un an, porté uniquement par les carburants liquides. L'électricité, dont le prix réglementé n'est pas directement indexé sur le baril, isole l'automobiliste des chocs pétroliers.

Un surcoût à l'achat amorti en moins de trois ans

Ramené à un usage type de 15 000 km par an, le calcul est parlant. Une voiture diesel consommant 6 litres aux 100 km coûte environ 2 169 € de carburant par an au prix actuel. Une électrique consommant 18 kWh aux 100 km, rechargée à domicile à 0,20 € le kWh, revient à environ 540 € par an. L'écart atteint donc près de 1 630 € par an, soit un peu plus de 10 € tous les 100 km. Avec un surcoût à l'achat de 5 000 € pour la version électrique, le point d'équilibre est atteint en trois ans environ, et en moins de deux ans pour un gros rouleur à 25 000 km par an.

Ces chiffres supposent toutefois une recharge majoritairement à domicile, au tarif résidentiel. La recharge rapide sur autoroute ou sur les réseaux publics, facturée nettement plus cher au kWh, réduit l'avantage. L'accès à une prise ou à une borne privée, encore difficile en habitat collectif, reste donc un facteur déterminant de la rentabilité réelle.

L'accès au véhicule électrique, vrai point de blocage

Le paradoxe est bien connu : ce sont souvent les ménages aux revenus modestes, plus dépendants de la voiture pour aller travailler, qui subissent le plus la hausse des carburants, alors qu'ils ont le moins les moyens d'acheter un véhicule électrique neuf. C'est précisément la cible du leasing social, dont la troisième édition a ouvert le 16 juillet 2026. Le ministère de la Transition écologique y consacre une enveloppe de 401 millions d'euros, avec l'objectif d'au moins 50 000 contrats, après environ 100 000 ménages équipés lors des éditions précédentes.

Le dispositif propose une location longue durée d'au moins trois ans, avec un loyer plafonné à 200 € par mois hors options et au moins 15 000 km par an inclus sans frais supplémentaires. Nouveauté 2026 : chaque loueur doit proposer au moins un quart de ses contrats à 140 € par mois ou moins. L'éligibilité suppose un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 €, ainsi qu'une dépendance à la voiture : un trajet domicile-travail de plus de 10 km en véhicule personnel, ou plus de 8 000 km par an parcourus dans le cadre de l'activité professionnelle.

Mis bout à bout, ces éléments dessinent un nouvel équilibre économique : pour un ménage éligible qui recharge à domicile, un loyer de 140 à 200 € par mois associé à environ 46 € d'énergie peut se comparer favorablement au seul budget carburant d'un véhicule thermique ancien, sans compter l'entretien, moins lourd sur une motorisation électrique. La question se déplace désormais vers la capacité du dispositif à absorber la demande dans un contexte de carburants chers, et vers le développement de la recharge en logement collectif, condition pour que l'avantage à l'usage profite au plus grand nombre.

A

Rédaction AtmoGreen Studio

Synthèse rédigée à partir des sources primaires citées ci-dessous — communiqués officiels, études et dépôts réglementaires plutôt que la reformulation d'une dépêche.

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